En Cisjordanie, le gouvernement de Netanyahu a multiplié ces dernières semaines les projets de colonies illégales, émiettant ce qu’il restait de Palestine ; tandis que des milliers de palestiniens croupissent encore sans jugement et parfois sans motif dans les geôles israéliennes. Gaza est en ruines, en situation de famine. L’aide humanitaire est bloquée. Les hôpitaux et les écoles détruits.
Pendant des mois et des années, la communauté internationale, la France, sont restées sourdes à l’occupation, à la violence, à la colonisation. Il était plus que temps.
Dans la vie, tout est une question de timing.
Le temps de l’horreur et de la terreur du 7 octobre, d’otages toujours emprisonnés, du Hamas que d’aucuns financent et attisent qui aura eu le temps, le temps qu’on lui donnait, de commettre l’abject, et d’endeuiller tout un peuple. Le temps long de 58 ans d’occupation, de déni de droit, de colonisation, de massacres, d’humiliation, de morcellement, de négation.
Le temps est si long quand on n’existe pas aux yeux du monde.
Mais exister, ce n’est pas qu’un joli discours à la tribune de l’ONU. C’est, pour la France, prendre acte que nous ne souhaitons pas contribuer plus encore aux massacres en cours et à la négation des droits de tout un peuple. C’est la fin du blocus humanitaire. C’est la cessation des ventes d’armes à destination d’Israël, c’est l’arrêt des importations des produits issus des colonies illégales. C’est la paix qui s’impose, car seule garante de la sécurité des palestiniens comme des israéliens. Ce sont les pressions, les sanctions économiques et diplomatiques, pour changer de cap. Des haines alors, nous pourrons peut-être entrevoir un horizon de confiance.
Pour tout cela, le temps est venu.