La situation politique que nous vivons aujourd’hui est à la fois inédite et profondément préoccupante. 28 jours. Il aura fallu 28 jours pour Monsieur Lecornu pour nommer un Gouvernement en tous points similaire au précédent, à l’exception du départ de Mr Bayrou et l’arrivée de Mr Le Maire.
Puis 12 heures. 12 heures seulement auront suffi pour que Monsieur Lecornu démissionne, ce matin à 9h40; quelques heures encore avant qu’il soit de nouveau appelé aux responsabilités par le chef de l’Etat pour former un Gouvernement cette fois-ci avant mercredi soir, s’étant débarrassé au passage de Mr Le Maire. Le brouhaha.
On y voit le délitement des droites plus obnubilées par leurs postes et leurs voitures de fonction que par la stabilité et la responsabilité qui incombe à leur fonction; on y a même vu, en quelques heures ce lundi, des appels à la coalition de toutes les droites, incluant le RN, fleurir, marquant de plus en plus la possibilité d’une option autoritaire, dans un contexte international plus qu’inquiétant. Ce que nous vivons collectivement, c’est l’accaparement du pouvoir par quelques-uns – toujours les mêmes -; c’est le mépris des françaises et des français, et du parlement; c’est l’irresponsabilité totale de ceux qui nous gouvernent, qui font exploser un Gouvernement sur la base d’un désamour pour un des Ministres nommés. Je tiens à le rappeler ici : tous les budgets depuis 7 ans ont été adoptés par les Macronistes sur proposition de Bruno Le Maire, certes, mais avec le soutien de la majorité sénatoriale de droite également, qui est co-responsable du désastre actuel. Depuis son palais présidentiel, le chef de l’Etat pendant ce temps s’enferme dans une forme d’aveuglement, refusant obstinément de changer de cap.
Dans tout cela, on ne parle pas du cap que l’on souhaite donner à notre pays : ce n’est que de la tambouille politicienne d’irresponsables obnubilés par leurs postes, déconnectés de tout ce qui se joue partout en France. On ne parle pas des difficultés du quotidien, de la pauvreté qui s’accroît, des fractures qui nous désunissent, des degrés qui grimpent. C’est désolant, désespérant, enrageant. Je garde mon cap comme députée : écouter et porter la parole des drômoises et des drômois. Porter l’horizon de jours heureux, où nous agirions avec ambition pour la planète et l’avenir de nos enfants, ou nous combattrions la pauvreté et les inégalités, où nous porterions le renouvellement d’institutions en bout de course pour y redonner de la place aux citoyen-nes. Je le ferai, toujours, quoiqu’il arrive – que Monsieur Macron prenne ses responsabilités en quittant le pouvoir; ou qu’il appelle à une dissolution (qui à mon sens ne règlera pas la situation) – ; de manière unitaire, en cherchant les points de convergence pour nous rassembler plutôt que de concentrer nos énergies sur la division. C’est ce qu’attendent nos concitoyen-nes, je m’y emploierai quel que soit mon rôle comme je l’ai fait ces trois dernières années avec toute mon énergie.
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