Bonjour à toutes et tous,
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Nous y voilà. Dans moins d’un mois et demi, nous nous rendrons aux urnes, pour élire nos conseillers municipaux, nos maires et toutes celles et ceux qui porteront nos voix, dans la gestion de nos communes et intercommunalités. Je sais qu’il y a parmi vous des femmes et des hommes qui renouvellent leur engagement, d’autres qui se lancent pour la première fois au service de leur commune en décidant de briguer un mandat d’élu-e local-e, quand certaines et certains s’arrêtent, d’autres, enfin, qui regardent tout cela de près ou de loin. Dans tous les cas, je ne peux que vous encourager à vérifier que vous êtes bien inscrit-e sur les listes électorales, ça se fait rapidement par ici : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/R51788
Chez nous, pour la très grande majorité des communes, cette campagne est bien différente qu’aux précédentes élections municipales. La fin de la dérogation à la loi parité dans les communes de moins de 1000 habitants change les règles du jeu. Fini le panachage: Il faut établir la liste, lui donner un ordonnancement et y garantir la parité. Pour de nombreuses communes, il n’y aura qu’une liste qui se présentera au suffrage des électeurs. Mais cette liste elle aura été construite autour d’une équipe soudée, autour d’un projet pour la commune : tout ne se passera pas le 15 mars. J’observe à la fois la difficulté de s’adapter à ces nouvelles règles, et en même temps que les inquiétudes des plus conservateurs se dissipent, sur le fait de ne pas trouver assez de femmes pour mettre sur les listes par exemple. Car dans tous nos villages, même dans les plus petits, nombres d’entre nous sommes prêtes à l’engagement, une fois (parfois) le syndrome de l’imposteur ou la question de la légitimité qui nous colle à la peau, dépassé. Si vous avez des interrogations sur le fonctionnement de ce nouveau scrutin, n’hésitez surtout pas à contacter la Préfecture qui saura répondre à toutes vos questions, et sachez que vous pouvez aussi m’écrire.
Cette campagne, je n’ai pas le droit de vous en parler beaucoup ici (et c’est très frustrant !). Tout simplement car je ne peux légalement utiliser mes ressources parlementaires pour soutenir les uns ou les autres dans le cadre de mon mandat; au risque d’invalider justement les campagnes menées sur tout le territoire, ce qui est le contraire du but poursuivi, vous en conviendrez 🙂. Je sais que d’autres parlementaires font différemment, et utilisent leur mandat pour faire campagne : j’ai toujours strictement respecté les règles de non-mélange des genres, j’y suis attachée, et dénoncerai toujours ceux qui s’en jouent. J’en raconte des bouts sur mes réseaux sociaux, si cela vous intéresse de me suivre par là bas.
En attendant, à toutes et tous, que vous vous relanciez, que vous fassiez ce petit saut dans le vide, que vous regardiez tout cela de près ou de loin : je vous souhaite une très belle campagne des municipales. Souvent on entend dans nos villages, qu’on n’est pas là pour faire de la politique, que chez nous, la droite et la gauche on s’en fout. Je ne sais pas ce que vous en pensez vous, mais moi je crois profondément en cet échelon local, celui qu’on appelle joliment la petite République dans la Grande, pour mener la transition écologique, pour l’attention que nous devons porter à nos aînés, à nos enfants; pour la dignité de la vie; pour la solidarité et la grandeur de la République en ce qu’elle nous permet de partager un horizon commun; pour le pied de nez au destin qui nous intime de regarder sauter les digues avec effroi sans bouger, en nous organisant collectivement pour vivre mieux.
Dans chacune de nos communes, dans quelques semaines, chacune et chacun d’entre nous aura la possibilité de de nouveau normaliser l’espérance.
Vous savez pouvoir compter sur mon soutien dans vos réflexions sur votre engagement local, donc n’hésitez pas à m’écrire ou à m’appeler.
Pour la suite de ce journal de bord, je vous souhaite une bonne lecture !
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Le Proposition de loi de la semaine : les Territoires Zéro Chômeur Longue Durée
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Mardi dernier, nous reprenions les débats, après plus de 6 mois (!!!) sur la pérennisation du dispositif Territoires Zéro Chômeurs de Longue Durée, dans l’hémicycle.
Bien évidemment, c’était un bonheur et un honneur, que de défendre le droit à l’emploi à l’Assemblée nationale. Mais tout de même : sont-ce des conditions normales d’examen que de découvrir des amendements de réécriture générale déposés par le Gouvernement quelques heures seulement avant l’examen ? Je prenais la parole en début d’examen pour exprimer- de nouveau – notre lassitude face à ces manières de faire.
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Malgré cela, le texte de mon collègue Stéphane Viry que j’ai co-signé, défendu, et pour lequel j’étais cheffe de file pour mon groupe, a été adopté à l’unanimité ! C’est une belle victoire, même si le texte a subi des modifications au cours de l’examen. Il vient faire écho directement à la situation qu’a connu le projet d’expérimentation TZCLD de la communauté de communes Dieulefit Bourdeaux, victime du lâche désengagement du Département de la Drôme se basant sur une faute de frappe commise par ces propres services.
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Depuis 4 ans, l’expérimentation TZCLD a déjà permis l’embauche de 3500 personnes dans des entreprises à but d’emploi (EBE) et à 5600 autres de retrouver un emploi sur presque tout le territoire national. Maintenant que ce texte a été adopté en première lecture par l’Assemblée, il reste au Sénat de le consolider, et au gouvernement d’assurer le budget qui sera réellement alloué au dispositif. Alors que le PLF 2026 prévoyait un budget de 69 millions d’euros pour le dispositif, les besoins estimés s’élèvent à 89 millions d’euros. J’ai donc posé la question au Ministre du travail et des solidarités, Jean-Pierre Farandou, lors de l’examen du texte en hémicycle, il m’a confirmé que l’enveloppe des 89 millions serait maintenue sur 2026. Je resterai vigilante et je continuerai de me mobiliser pour permettre à toutes et tous de retrouver la fierté et la dignité par le retour à l’emploi, même pour celles et ceux qui en sont le plus éloignés.
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Le question de la semaine : question à la Ministre de la Santé sur l’état de la psychiatrie
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L’année 2025 s’est achevée. Avec elle, la grande cause nationale dédiée à la santé mentale. Mais sur le terrain, la situation continue de se dégrader. Dans la Drôme, à Montéléger, l’hôpital Drôme-Vivarais est le seul hôpital psychiatrique public du département. Faute de psychiatres, 50 lits ont été fermés depuis 2023, des services ont disparu et le taux de suicide des patients est en hausse. Les jeunes suivis par l’aide sociale à l’enfance, les mineurs non accompagnés, les personnes détenues (on estime à 40% le taux de détenus atteints de troubles psychiatriques à Valence) manquent cruellement d’accès aux soins psychiatriques.
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En extra-hospitalier, les délais explosent : jusqu’à 4 mois d’attente dans les centres médico-psychologiques (CMP).
La voilà, la grande cause nationale : 53 % des Français qui disent avoir été en souffrance psychique au cours des douze derniers mois. L’explosion des troubles psychiques, qui touche particulièrement les jeunes : +77 % en quatre ans. Derrière les grandes causes nationales, il reste 7 000 lits supprimés, des urgences submergées, le démantèlement de la psychiatrie publique et aucun moyens supplémentaires pour les structures ambulatoires.
Mardi dernier, j’ai interpellé la Ministre de la santé pour savoir comment le gouvernement compte améliorer durablement l’accès aux soins partout sur le territoire ? Quand va-t-il enfin revaloriser les métiers de la psychiatrie ? Et va-t-il faire de la psychiatrie, en 2026, une véritable grande cause nationale ?
La réponse de la Ministre est disponible à 01:15:24 sur ce lien :
https://videos.assemblee-nationale.fr/video.18133871_69786da157590.1ere-seance–questions-orales-sans-debat-27-janvier-2026
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L’hexane est l’un des plus puissants neurotoxiques avérés et un suspecté reprotoxique. Ses propriétés de dissolution des lipides s’appliquent pour l’extraction des huiles alimentaires, mais elles sont également valables dans nos organismes, car l’hexane une fois ingéré, s’accumule et détruit nos liaisons nerveuses, nos parois cellulaires. L’exposition, en milieu professionnel ou via les aliments, est associée à des lésions nerveuses permanentes. Merci aux deux co-rapporteurs de cette mission pour ce travail argumenté, et fondé sur la science. La loi doit toujours viser la santé publique, doit toujours protéger les plus vulnérables, doit toujours réguler la volonté parfois, de certains industriels de faire du profit quitte à mettre en danger nos concitoyens : je continuerai à travailler avec ce cap.
Jeudi, je poursuivais mes auditions sur le RIC en commençant par un échange avec trois associations : Collectif Espoir RIC, Démocratie ouverte et Label RIC ; puis je poursuivais en interrogeant M. Antoine Gonthier, chercheur associé du laboratoire PACTE à l’Université Grenoble Alpes, Mme Camille Morio, maîtresse de conférences en droit public à l’Université Grenoble Alpes et Mme Emmanuelle Redien, cheffe de la mission Participation citoyenne de Poitiers. Enfin, j’auditionnais, à propos des expériences de référendum d’initiative citoyenne en droit comparé, M. Pascal Sciarini, professeur d’université et Mme Marthe Fatin-Rouge Stefanini, directrice de recherche en droit public. A côté du RIC, je prépare aussi une future proposition de loi transpartisane sur le pastoralisme pour laquelle j’auditionnais l’Association Française de Pastoralisme et le Collectif des Races locales de Massif.
Vendredi, j’étais de retour dans la Drôme, mais au milieu de mes rencontres avec les drômoises et les drômois, j’auditionnais pour ma proposition de loi sur le RIC le président du CESE (Conseil économique, social et environnemental), Thierry Beaudet ; puis deux professeurs à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne au sujet du RIC délibératif : M. Loïc Blondiaux et Mme Marie-Anne Cohendet.
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Une semaine dans la Drôme
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Lundi, je me rendais au lycée Armorin de Crest📍pour rencontrer des élèves de première et de terminal AGORA. Alors qu’ils s’apprêtent à réaliser un voyage à Paris lors duquel j’aurai la joie de les accueillir à l’Assemblée nationale, je suis venu échanger avec eux sur mon rôle de députée, et sur le fonctionnement des institutions de la Vème République. Je les remercie pour leur curiosité, pour le temps de préparation de leurs questions, et pour ce temps d’échange riche, et précieux pour moi.
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Je remercie Pascal André qui les accompagne dans ce projet de voyage à Paris et de compréhension de ces enjeux, ainsi que le proviseur Sylvain Bache, qui m’a chaleureusement accueillie, et qui m’a fait visiter ce bel établissement. Ici, 1050 jeunes sont accueillis et 150 personnes travaillent au bien être et l’émancipation des jeunes drômois. Alors qu’à Crest, chaque jour, des milliers de jeunes viennent de toute la vallée dans les collèges et lycées, je salue le travail remarquable de toutes celles et ceux qui, à Armorin et ailleurs, les accompagnent au quotidien.
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Mardi, étant à Paris, j’étais représentée aux vœux du centre hospitalier de Nyons 📍. Ici, au cœur de la Drôme provençale, 160 personnes travaillent au quotidien pour faire vivre cet outil au service du territoire.
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Un hôpital et un EPHAD de proximité, avec des équipes dynamiques, dont l’implication a été saluée. Pour 2026, les enjeux sont nombreux ici à l’hôpital de Nyons mais plus globalement pour l’accès aux soins de façon générale, et plus encore en milieu rural.
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Les viticulteurs font face à une crise sans précédent. Crise climatique qui impacte les rendements. Crise économique avec les cours qui baissent, conjointement à la concurrence qui augmente et à la consommation qui se réduit. Par effet ciseau, les prix chutent, et la filière trinque. Alors une coopérative qui prend soin, qui est à l’écoute, qui a développé une EURL pour commercialiser en direct et pas uniquement en vrac, c’est extrêmement précieux. Bravo pour ce travail remarquable. Fille de vigneronne, profondément attachée à mon territoire drômois, soyez assurés que je me tiens aux côtés des vigneronnes et des vignerons.
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Enfin, j’étais représentée à la cérémonie de vœux de la CCBDP à Nyons📍. Son Président, Thierry Dayre, a dressé un bilan exhaustif du fonctionnement et des actions de l’intercommunalité, notamment pour informer chacune et chacun sur les compétences et les projets en cours, en vue des élections municipales à venir.
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Il a rappelé certaines actions phares notamment envers les femmes victimes de violence, mais également envers la jeunesse, menées en plus de l’ensemble des compétences obligatoires de l’intercommunalité. Je souhaite aux futurs élus du dynamisme et de l’ambition pour mener des projets de coopération d’envergure, solidaires, et engagés au service de toutes et de tous.
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Vendredi, je tenais ma permanence parlementaire à Taulignan📍. Puis je me rendais à Die 📍où j’intervenais lors d’une table ronde sur la démocratie vivante dans le cadre des 24ème rencontres de Die et de la Biovallée.
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Avec Pierre Leroy, président Pays Grand Briançonnais et Albane Roussot, agronome et facilitatrice, nous avons pu évoquer les initiatives démocratiques locales notamment dans la Drôme et le Briançonnais, les différentes formes d’engagement pour faire vivre la démocratie (élus, associations, membres de collectifs citoyens…), et bien évidemment ma proposition de loi pour l’instauration du référendum d’initiative citoyenne (RIC) qui sera examinée en hémicycle le 12 février prochain. Merci à Anne, Claude et à l’ensemble des membres de l’association Ecologie au quotidien pour ce beau rendez-vous qui perdure à travers les années.
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L’agenda de la semaine 🗓️
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Voilà le calendrier des prochaines permanences parlementaires décentralisées :
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L’agenda de la semaine 🗓️
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Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
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