Bonjour à toutes et tous,
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Nous avons un vrai problème démocratique dans notre pays. Vous le savez, si vous suivez mes combats : entre le référendum de 2005, dernier référendum dans notre pays, qui a été balayé ; les mobilisations qui ne servent à rien ; les grandes consultations (Grand Débat National, Convention Citoyenne pour le Climat) qui aboutissent nulle part ; les pétitions ignorées…
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La fatigue démocratique est grande. Hier soir, était publié le baromètre annuel du CEVIPOF, qui alertait sur une défiance des Français-es vis-à-vis du politique qui atteignait un point de non-retour : 20% de confiance dans l’Assemblée Nationale, 24% en la politique en général. Cette défiance, elle est unique en Europe. Et elle devrait inquiéter chacun d’entre nous ; parce que sans confiance dans nos représentants, sans confiance dans notre système démocratique, plus rien ne tient debout.
C’est le sens du combat que j’ai mené pour la publication des doléances du Grand Débat National et des Gilets Jaunes – plus de 2 millions de contributions, la plus grande consultation en expression libre de notre histoire depuis la Révolution Française !– , à propos duquel nous apprenions hier aussi, que le Premier Ministre avait donné validation à la publication par des organismes publics. C’est le sens du combat que je mène pour qu’on considère enfin la parole citoyenne, qu’on cesse de mépriser les gens, qu’on arrête de donner les pleins pouvoirs à l’exécutif quand l’extrême droite est si proche du pouvoir.
Chaque année, preuve de contre-pouvoirs défaillants, les groupes d’opposition ont une seule journée pour mettre les textes qui leurs sont importants à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Pour mon groupe, cette journée, c’est ce jeudi, le 12 février 2026. De 9h à minuit, nous allons débattre de la lutte contre le narcotrafic, de la protection des captages d’eau potable, de la lutte contre la concentration des média, de la réquisition des logements… et peut être, de l’instauration du référendum d’initiative citoyenne dans notre Constitution. Je dis peut-être, parce que pour la séance, un nombre record de plus de 130 amendements d’obstruction ont été déposés par la droite, l’extrême droite et les macronistes, pour bloquer, encore une fois, le débat sur le RIC. Pourtant, la semaine passée, ma proposition de loi a été adoptée en commission des lois ! Et il est temps.
Regardons autour de nous et notamment en Espagne où plus d’un demi-million de personnes devraient obtenir un titre de séjour, suite à une initiative citoyenne, bloquée un temps au Parlement avant que le gouvernement de Pedro Sánchez ne se l’approprie.
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Le combat de la semaine : pour la dignité de tou-tes !
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Dans la Drôme et en Ardèche, ce sont 81 associations, épiceries sociales, CCAS, qui bénéficient chaque jour des produits de la Banque Alimentaire pour elles-mêmes les redistribuer à environ 24 000 bénéficiaires. Principalement des femmes, des enfants, des travailleurs à bas revenu, des retraités.
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Mais voilà: La Banque Alimentaire me confirme ce que me disent toutes les associations : Le nombre de bénéficiaires explosé. Et les volumes disponibles de nourriture disponible baissent.
La Banque Alimentaire, comme tant d’associations, joue un rôle essentiel de service public, en apportant un minimum de dignité à chacun. Le soutien de l’Etat à ses structures devrait être une évidence tant il leur doit beaucoup. Il nous faut bien sûr les accompagner. Mais les accompagner correctement ! Avec une vigilance particulière sur ce que les grandes surfaces leur donnent en défiscalisant, sur des produits qui pour certains sont inconsommables ! Non, la Banque Alimentaire ne doit pas être la poubelle de l’industrie agro alimentaire tout en touchant des fonds publics pour leur acte de don ! Une partie des produits défiscalisés sont inutiles, et un tiers des fruits et légumes donnés doit être trié et jeté !
La Banque Alimentaire ne pourra pas, à elle seule, pallier à l’hémorragie liée à l’immense hausse des inégalités et au creusement de la pauvreté. Merci et bravo à l’engagement de tous ces bénévoles, et merci à la présidente Marie-Hélène Guillon et la responsable de la communication Michèle Ravelli pour leur accueil et le temps qu’elles m’ont accordé. On continue.
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La manifestation de la semaine : contre les JO 2030 à Grenoble
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Samedi, j’étais à Grenoble 📍où je participais à la manifestation contre les JOP 2030 qui se tiendront dans les Alpes, sans qu’on ait demandé l’avis de personne, mais par contre, avec l’argent de tout le monde !
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En janvier, lors de l’examen du projet de loi sur ces JO, j’avais déjà exprimé mon opposition à l’organisation de ces jeux olympiques pharaoniques que le gouvernement veut utiliser comme un “laboratoire de dérogations” au droit de l’urbanisme et de l’environnement pour des projets coûteux dont l’utilité future est très incertaine. Une petite parenthèse à l’état de droit pour 16 jours que certains élus se permettent par refus de regarder la réalité en face :
👉 Tout le monde « croise les doigts » pour qu’il y ait de la neige, mais il est plus que probable qu’on doive l’acheminer par camions entiers et aller puiser des tonnes d’eau pour produire de la neige artificielle
👉 Ces JOP dans les Alpes, on les accueille parce que tous les autres pays avaient demandé à pouvoir consulter leur population. Chez nous, cocorico, l’un d’entre vous a t’il été consulté ?
👉 On en est à 2,6 milliards € de coûts projetés, et ce avant le début des travaux. A l’heure où on demande à tout le monde de se serrer la ceinture, au nom du « sport populaire », le gouvernement et la droite locale suppriment l’argent du pass’sport et des rénovations des infrastructures sportives, et mettent l’argent public pour une nouvelle patinoire à Nice (!) ou des complexes hôteliers pour ceux qui peuvent se le permettre…
Bref rien ne va, alors à la fin de l’examen parlementaire (pipé, tout était déjà décidé !), l’heure est aux batailles juridiques et citoyennes pour rappeler la réalité à ceux qui, là haut, ne rêvent que de leur heure de gloire en méprisant l’environnement, l’argent des contribuables, et l’état de droit.
Bravo pour cette belle mobilisation citoyenne !
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La tribune de la semaine : En soutien à la communauté kurde de Syrie !
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“L’accord signé par le président syrien, Ahmed Al-Charaa, met fin à l’expérience du Rojava, une région autonome du nord-est du pays. Les Etats-Unis ont donné leur feu vert à la dissolution de ce fief et de sa branche militaire.
Nous laissons tomber ceux sans qui l’organisation Etat islamique (EI) n’aurait pas été vaincue en 2017. Souvenons-nous : l’EI était la forme la plus toxique du djihadisme islamiste. Le groupe faisait trembler Américains et Européens, et était en passe de changer le profil du Moyen-Orient. Sans les Kurdes, et plus spécifiquement les Kurdes de Syrie, l’EI eût été plus mortifère, et sans doute plus longtemps encore.
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Le rappel de la semaine : la viande française dans nos cantines
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A l’heure où, après que l’accord UE-Mercosur ait été accepté par les 27 Etats de l’Union européenne, on entend des élu.es nous dire qu’’ils ne serviront plus de viande provenant du MERCOSUR dans les cantines, il est intéressant de faire un petit retour en arrière.
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Il y a 2 ans lors de l’examen de la Loi d’Orientation Agricole, les Écologistes sur l’inspiration d’une proposition de Damien Maudet, avaient défendu la viande française dans les cantines. Et bizarrement, à ce moment-là, les défenseurs de la viande française d’aujourd’hui n’en n’ont eu que faire. Les député.es RN, LR et Renaissance ont en grande majorité voté contre un amendement que j’avais déposé et qui permettait de “s’assurer qu’à partir de 2027, 100% des viandes bovines, porcines et ovines et de volaille servies dans les restaurants collectifs gérés par l’Etat, ses établissements publics et les entreprises publiques nationales proviennent d’animaux élevés en France.”
Depuis des années, nous défendons l’élevage pastoral, le maillage des outils de transformation, le moins mais mieux (et donc le local) dans la restauration collective, la sortie de l’agriculture des accords de libre-échange, la meilleure répartition de la PAC, les MAEC, l’ICHN, les SIQO, l’agriculture biologique, l’installation, la transparence et la régulation des marges, les budgets pour les contrôles aux douanes, les prix rémunérateurs.
Et nous on fait ça tout le temps, pas juste quand on se sent un peu observés !
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Cette interpellation ne peut être appréhendée sans tenir compte de la transformation de l’institution judiciaire par le pouvoir politique en outil de neutralisation politique depuis la tentative ratée de putsch en 2016, via des purges massives et des « poursuites-bâillons » contre les opposants, les journalistes et les élus progressistes et pro-kurdes. En 2016, j’habitais Istanbul. A l’époque, l’Union européenne signait l’indigent accord de la honte avec la Turquie pour retenir les réfugiés chez elle, et ainsi menacer le droit des syriens à l’asile. Vous savez ce qu’il s’est passé, en faisant de la Turquie un pays tiers “sûr” : c’est l’instrumentalisation politique et électoraliste de millions de syriens, parqués dans des camps indignes dans le sud est du pays; c’est l’ingérence en Syrie voisine, en soutien à des milices islamistes, en soutien à Daesh, soupçonnées de massacres de civils, en violation grave du droit international humanitaire ; ce sont des drones, des bombardements, au Rojava, alors même que s’y trouvaient des bases de l’OTAN, dont la Turquie est sensée faire partie. Mon groupe apportera toujours son soutien indéfectible à la défense des libertés publiques, partout dans le monde, en Turquie particulièrement, avec tout notre cœur.
Enfin, nous proposions avec les député-es de mon groupe un temps d’échange en visioconférence sur les textes qui seront présentés lors de notre journée d’initiative parlementaire.
Mercredi, je présentais ma proposition de loi pour instaurer le Référendum d’Initiative Citoyenne délibératif, en commission des Lois. Et celle-ci a été adoptée ! Après l’examen de mon texte pour instaurer le RIC, nous examinions également deux autres propositions de loi portées par mon groupe. D’abord, celle de Léa Balage, pour accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales à l’ensemble des résidents qui vivent dans nos communes. Ce texte, qui a déjà été voté par l’Assemblée et au Sénat revient en deuxième lecture pour que les millions de femmes et d’hommes qui vivent, travaillent , élèvent leurs enfants, s’engagent dans la vie associative, participent aux conseils de quartier ou aux conseils de classe dans nos communes puissent aussi participer aux choix qui concernent la vie locale quotidienne ! Ensuite, celle de Sandra Regol, pour enfin protéger les lanceurs d’alerte qui brisent le silence et risquent leurs vies face au narcotrafic et à la criminalité organisée. Ces deux propositions de loi, comme la mienne, ont été adoptées en commission des lois et nous continuons de les soutenir dans le cadre de notre journée d’initiative parlementaire ce 12 février !
Jeudi, je participais à une conférence en direct sur ma proposition de loi constitutionnelle instaurant un RIC délibératif organisée par Solution Démocratique que vous pouvez revoir ici, et qui a réuni des chercheurs français et suisses : Clara Egger, Raul Magni-Berton, Antoine Chollet et Nenad Stojanović.
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Une semaine dans la Drôme
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Cette réunion a vu l’adoption à l’unanimité du nouveau Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE). Après près de 10 ans de travail et de concertation, ce vote marque une étape essentielle pour anticiper et organiser la gestion de l’eau face aux défis à venir, notamment ceux du changement climatique. Un bel exemple de concertation qui a permis d’aboutir à un accord sur un enjeu aussi essentiel que l’accès à l’eau. Je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui ont contribué à cette démarche, souvent en dépassant leurs postures pour trouver un accord avec toutes les personnes présentes autour de la table.
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J’étais également représentée lors de l’Assemblée générale de la Fédération Départementale Ovine de la Drôme à Crest 📍. La FDO fait un travail de soutien, d’accompagnement, de représentation des éleveuses et des éleveurs ovins qui est essentiel et remarquable.
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Bien sûr les sujets de préoccupations de la filière ont été abordés, avec une demande unanime : on veut pouvoir produire et être reconnu dans notre travail. Ma collaboratrice a pu présenter mes travaux au sujet du pastoralisme et notamment la proposition de loi que je coordonne et que nous déposerons avec des députés de tous les bords, abordant le foncier, la structuration de la filière, le statut des bergers et des chiens de protection, la valorisation des produits et le soutien aux outils de transformation. Bravo au CA, Frédéric Gontard, Bernard Magnon, Alain Baudoin, Sébastien Rigaud, merci a la Présidente de la FNO qui était présente, et à Louise Riffard, l’animatrice de la FDO, pour son travail largement salué.
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Vendredi, j’étais à Valence📍, d’abord dans les locaux de la Banque alimentaire Drôme-Ardèche. Puis je rencontrais l’évêque de la Drôme, Monseigneur Durand, qui m’avait interpellée au sujet de la loi fin de vie. Nous avons pu avoir un échange franc et sincère à ce sujet, et avons également partagé nos points de vue sur d’autres sujets d’actualité comme la jeunesse, l’engagement, et les valeurs de la République.
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Nous avons également échangé sur la laïcité, et je prendrai plaisir à rencontrer les représentants drômoises et drômois des autres religions qui souhaiteraient partager avec moi leurs inquiétudes, leur perception des enjeux de notre société. Il est important pour moi de rencontrer et d’écouter tout le monde, et également les représentants religieux qui souhaitent me partager leur vision de la société, car la laïcité ce n’est pas l’absence de dialogue entre l’Etat et les religions, mais bien l’interdiction de la confusion entre ces différentes entités. Je le remercie pour son accueil et pour notre échange.
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J’allais ensuite échanger avec les membres de l’association Les Petits Frères des Pauvres. Cette association, qui fête cette année ses 80 ans, œuvre au service des personnes les plus isolées. Dans la Drôme, plusieurs antennes sont actives, à Tain l’Hermitage, à Romans, à Die, à Valence.
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Alors qu’on estime qu’en France 730 000 personnes sont en situation de « mort sociale », et que les perspectives à 2030 avoisinent le million selon le dernier rapport de l’association, le travail des Petits Frères des Pauvres est essentiel, et l’engagement de tous ces bénévoles et salariés a une valeur inestimable. Bravo pour cet engagement, et merci à Cécile et aux bénévoles des petits frères des pauvres qui m’ont donné de leur temps.
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Je me rendais en fin de journée à Saint-Jean-en-Royans 📍, d’abord pour visiter la boutique d’artistes et d’artisans « l’Ephémère ». Regroupant 10 associés et 4 dépôts vendeurs, ce lieu est une vitrine du travail de ces femmes et de ces hommes, principalement du Royans mais pas uniquement, qui ont choisi de faire de l’art et de l’artisanat leur métier.
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Pour les artisanes et artisans qui vendent ici, la boutique est l’occasion de créer du commun, du collectif, là où bien souvent chacun peut se trouver isolé dans son atelier, tout en proposant aux habitant-es du Royans d’accéder à des produits de haute qualité, et locaux. Et puis la boutique, c’est aussi un lieu où on peut faire des retouches de cordonnerie ou de couture, ce qui permet à toutes et tous de trouver ici son bonheur !
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Enfin, j’assistais à la passation de commandement du lieutenant Eric Sibeub au centre de secours et d’incendie. Il prenait la suite de Sébastien Bazzoli après 20 ans à la tête de la caserne. Une passation de commandement c’est un moment fort dans la vie d’un pompier, et je suis honorée d’avoir pu être à leurs côtés.
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L’occasion pour moi de rappeler à quel point leur engagement honore les sapeurs-pompiers. Parce qu’ils et elles choisissent, malgré leurs vies de familles, leurs engagements professionnels, leurs activités, d’offrir de leur temps, de leurs compétences, au service de la communauté, du bien commun et cela est immensément important, précieux, et nécessaire. Alors cet engagement, il nous oblige. A être à leurs côtés, à assurer des infrastructures adaptées, garantir une reconnaissance statutaire, un accès à la formation continue, une valorisation de votre engagement auprès de leurs employeurs et dans le calcul de leurs droits à la retraite… Je veille à ce que dans nos débats à Paris, leurs voix soient représentées.
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L’agenda de la semaine 🗓️
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Voilà le calendrier des prochaines permanences parlementaires décentralisées.
Vendredi 13 février, je devais tenir une permanence à Saint-Laurent-en-Royans qui ne pourra finalement pas avoir lieu.
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L’agenda de la semaine 🗓️
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Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
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