Bonjour à toutes et tous,
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La semaine passée s’est écoulée dans une ambiance pesante et très inquiétante. J’ai pris du temps avant de parler. Parce qu’un jeune homme est mort il y a 10 jours. Bien souvent, tout va trop vite : on commente avant d’avoir les conclusions de l’enquête, on appelle à, on condamne, tout ce qui compte de politiques a déjà dit son mot sur l’affaire, et si les éléments changent, eh bien il sera trop tard, la messe aura été dite, et tant pis pour le mort il y a 10 jours, et tant pis pour sa famille, et tant pis pour tous ceux sur qui on pointe le doigt depuis.
Ce n’est pas une manière de faire.
Je respecte trop la justice, je respecte trop les morts qui ne devraient pas l’être, je respecte trop la douleur de leurs familles, pour me prêter à ces vindictes populistes, électoralistes parfois, qui récupèrent les morts et salissent les vivants, quand on ne sait encore si peu.
Mais déjà, même si on ne sait pas tout, un jeune homme est mort il y a 10 jours, et il n’aurait jamais dû mourir. J’exprime tout mon soutien à sa famille.
Un jeune homme est mort il y a 10 jours, des fruits d’un affrontement comme il y en a beaucoup à Lyon, où les groupuscules identitaires pullulent, et où des groupes antifa se sont formés pour protéger les habitant-es de leurs actions violentes. Rue 89 recense 102 actions violentes imputables à l’extrême droite à Lyon entre 2010 et 2025 : majoritairement contre des personnes LGBT, juives ou racisées.
Un jeune homme est mort il y a 10 jours, tabassé alors qu’il était au sol, à priori par des militants du camp d’en face. L’enquête est en cours, et déterminera les responsabilités, individuelles ou collectives, notamment celle de la Jeune Garde (déjà dissoute), elle les poursuivra, elle les condamnera. Je n’en ai aucun doute.
Je suis antifasciste. C’est ce qui fonde mon engagement depuis toujours.
J’ai grandi au pied de la terre de résistance du Vercors. Je retiens du courage des gens qui ont pris le maquis, et de celles et ceux qui les aidaient, l’honneur de tenir bon pour la République, même quand tout, tout, pousse à l’attentisme et la compromission. Je retiens leur lutte contre les mensonges des hommes d’Etat, de la propagande, pour porter, au prix de leur vie bien souvent, leurs valeurs et leurs idéaux. Je retiens, alors que tout les poussait à abdiquer devant l’invasion allemande et la collaboration, leur maigre espoir qui leur fit garder le cap et sauver la liberté, notre liberté. A l’époque, ces gens étaient pour le gouvernement de Pétain des traîtres, des ennemis de l’intérieur, des violents, des terroristes.
Qu’est-ce qu’être antifasciste aujourd’hui ?
A vrai dire, je ne sais pas exactement. Comme nombre d’entre vous, depuis quelque temps, je sens cette ambiance lourde. Ces lois sécuritaires qui s’enchaînent, ces alliances des votes entre la droite, l’extrême droite, le camp présidentiel. Ces défilés néo-nazis qui deviennent de plus en plus réguliers, la banalisation du racisme, ces campagnes médiatiques qui disent les vies qui ont une valeur et celles qui n’en n’ont pas. Cet Etat de droit, que des Ministres estiment ni intangible ni sacré. La violence dans la rue, les violences sur les personnes, la violence des mots. J’entends qu’on nomme “groupuscules” ou “éco-terroristes” ceux qui luttent pour la préservation de l’environnement quand ils défendent le droit commun face à l’Etat qui s’essuie les pieds sur ses propres lois. J’entends les menaces larvées, les menaces à la bombe au siège de LFI, des écologistes ou de la CGT. Les attaques depuis 10 jours sur les militants communistes. Je vois les effets d’association d’une affirmation anti-fasciste ou de la radicalité d’un programme ou d’une idée avec la sortie de l’arc républicain. Il faudrait tirer des signes égaux entre fascisme et antifascisme, entre saluts nazis et brouhaha dans l’hémicycle, entre remise en cause de l’état de droit et demande d’une radicale justice sociale. Comme si tout cela était sur le même plan.
Pourtant non, tout ne se vaut pas.
Personne dans notre pays ne devrait mourir pour ses idées. Même si celles-ci sont dangereuses, même si elles vont à l’encontre de l’idée républicaine : en démocratie, en France, on confronte les idées, on n’élimine pas les adversaires. Le règlement des conflits ne se fait plus par la force, par la violence, par le combat au sabre. Il se fait par le débat, l’échange d’arguments, le vote. Cela a pris du temps : le dernier duel à l’épée à l’Assemblée Nationale date de 1967 (!), quand René Ribière provoque Gaston Defferre en duel suite à une aimable insulte dans l’hémicycle qu’il refuse de retirer (“taisez vous, abruti”). Depuis, nous combattons par les mots, par l’argument, par le verbe. Notre système démocratique et Républicain repose par nature sur le rejet de la violence politique. N’en n’accepter rien qu’un bout, juste un bout, c’est déjà abîmer notre état de droit.
Alors oui, l’extrême droite tue. Elle a tué, massivement, par le passé. Elle tue encore. Le deuxième risque terroriste évalué par la DGSI (après l’islamisme radical) est celui lié à la nébuleuse identitaire. 90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite.
On pense à l’attentat de l’Ile d’Utoya, en Norvège, en 2011, faisant 77 morts. On pense à l’assassinat d’Aboubakar Cissé, tué d’une quarantaine de coups de couteau alors qu’il priait dans la mosquée de La Grand-Combe le 25 avril 2025, en répétant « Je l’ai fait (…), ton Allah de merde » ; on pense à Ismaël Aali, tué le 6 janvier 2026 à Loire-sur-Rhône, à Hichem Miraoui, tué le 31 mai 2025 à Puget-sur-Argens suite à des vidéos appelant à “tirer sur la population maghrébine”; on pense à Djamel Bendjaballah, écrasé le 31 août 2024, près de Dunkerque, sous les yeux de sa propre fille par un militant d’extrême droite qui le harcelait; on pense à Angela Rostas, issue de la communauté des gens du voyage, tuée le 22 février 2024 en Haute-Savoie, à Emine Kara, Aburrahman Kizil et Sirin Ayd, tués le 23 décembre 2022, à Paris, par un sympathisant du Front national, expliquant son geste par sa “haine pathologique” des étrangers. On pense à Éric Casado-Lopez, à Paris le 14 mai 2022, tué par un militant d’extrême droite qui voulait “éliminer les cafards” et “le peuple juif”. On pense à Federico Martín Aramburú, tué le 19 mars 2022, à Paris, par deux anciens du GUD (une organisation étudiante française d’extrême droite radicale).
Je pense à tous ces gens, je pense à tous ces morts, et y ajoute ce jeune homme, il y a 10 jours, que leurs assassins ont justifié pour ce qu’ils étaient, pour ce qu’ils pensaient. Je pense à leurs familles et à leurs proches. Je me questionne sur ce que nous avons manqué, nous, représentants politiques, citoyens, nous en tant que Nation, pour que la République ne protège pas tout autant tous ses enfants. Nous leur devons, à tous, mémoire, et tous les silences du monde.
Nous leur devons dans ce moment de bascule, de peser nos mots, de consolider la République pour qu’elle soit le recours et la protection de tous, que la Police, la Justice, tout ce qui constitue notre Etat de droit soit toujours la solution plutôt que l’absent que d’aucuns cherchent à combler.
Dans cette immense confusion, ces derniers jours, malheureusement, ce n’est pas la consolidation de la République que j’ai vu. J’ai vu l’irresponsabilité politique de l’accusation de tout un groupe politique sur des responsabilités individuelles (effroyables, mais elle restent individuelles sauf si l’enquête prouve le contraire) ; les menaces, les violences qui pèsent sur ses membres par une sorte de croisade vengeresse en dehors de toute décision de justice. J’ai vu l’instrumentalisation politicienne de la mort de Quentin Deranque par un club de charognards qui se joue, à un mois des élections municipales, à un an de la présidentielle, pour affaiblir le camp de l’émancipation dans son ensemble, au moment où le tapis rouge est déroulé à l’extrême droite qui voit ses idées et ses leaders banalisés.
Qu’est-ce qu’être antifasciste aujourd’hui ?
Face aux Trump, aux Milei, aux Poutine et aux Xin Pin, face à tous ces régimes illibéraux, qui massacrent la règle du droit partout dans le monde dans une sorte d’internationale réactionnaire. Face au retour, chez nous, des valeurs du régime Vichy comme chez Martine Vassal, candidate LR-Renaissance à Marseille qui n’a aucun mal à défendre le travail, la famille et la patrie. Face à tout cela, être antifasciste, c’est sans doute être simplement démocrate aujourd’hui. Résister à la tentation de la vengeance, de l’arbitraire, des passions tristes, pour croire encore à notre humanité commune, à la Justice, au droit, à la République. C’est ce que je m’évertuerai à faire, toujours.
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Le scandale de la semaine : Amélie de Montchalin a menti, plus de 13 000 millionnaires ne paient pas d’impôts sur le revenu !
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Pourtant, en janvier, quand Amélie de Montchalin, Ministre du Budget et désormais Présidente de la Cour des Comptes, était interrogée par ma collègue Eva Sas sur cette question à l’Assemblée Nationale, elle soutenait le contraire. « Les yeux dans les yeux », elle a menti à la représentation nationale, en se fichant d’elle par ailleurs, en parlant de la transparence comme d’une éthique et d’un constant engagement. C’est extrêmement grave d’en arriver là , et je pense en ce jour à ceux qu’elle trompe ainsi, pour protéger certains privilégiés pendant que tant galèrent.
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La tribune de la semaine : nos choix agricoles à rebours des connaissances scientifiques !
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La QE de la semaine : pour la protection de nos abattoirs de proximité !
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La semaine dernière j’interpellais la ministre de l’Agriculture à travers une question écrite sur les difficultés rencontrées par les abattoirs de proximité.
La baisse du nombre d’outils locaux d’abattage s’est accompagnée d’une concentration économique et géographique de ce maillon essentiel de la filière au profit des grands groupes, industriels et privés. Depuis deux ans, le rythme de fermeture des outils d’abattage de proximité s’est accéléré : au moins un abattoir ferme chaque mois ! Cela a pour conséquence des coûts logistiques élevés et un impact négatif sur la condition animale.
L’inaction pour maintenir un tissu d’abattoirs au service de l’élevage paysan impacte notamment celles et ceux qui ont fait le choix des circuits courts. Je demande donc au gouvernement quelles actions sont prévues pour aider à conserver les abattoirs locaux et/ou mobiles, les outils de transformation à la ferme ou collectifs, et ainsi éviter la disparition des élevages paysans et pastoraux ! Je vous tiendrai bien sûr au courant de la réponse que je recevrai, si importante pour nos abattoirs de proximité comme celui de Die.
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Mardi, à Paris, je participais à la réunion hebdomadaire de mon groupe parlementaire avant de rencontrer Greenlobby, un cabinet de conseil qui oeuvre auprès des décideurs politiques pour une société plus inclusive, plus solidaire et plus écologique. J’étais ensuite dans l’hémicycle pour la séance de Questions au Gouvernement, avant de participer à une réunion avec mes collègues député-es de tous les bancs de notre Assemblée sur notre proposition de loi transpartisane sur le pastoralisme. Enfin, j’étais en séance lors de l’examen du texte sur le renforcement des soins palliatifs.
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Mercredi, nous étions réuni-es autour de mon collègue Pouria Amirshahi pour la conférence de presse de présentation de La Digue. La Digue, c’est la volonté de construire un front démocratique et progressiste large face à la remise en cause de nos institutions démocratiques et des états de droit, ici et ailleurs dans le monde. C’est un collectif d’acteurs-ices de la société civile et d’élu-es qui vont à la rencontre de celles et ceux qui, dans les démocraties ayant déjà basculé, se réorganisent pour faire face. Je suis si fière de faire partie de ce collectif qui rassemble largement, au-delà des appartenances partisanes, pour sauver l’essentiel. Je vous tiendrai au courant bien vite de ce que j’y ferai ! Et si vous êtes intéressé-e pour nous rejoindre : https://la-digue.org/
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On voit les coupes rases alterner avec les mono-cultures, on voit les efforts de replantations et de diversification des espèces mais qui ne vont jamais, jamais assez vite pour faire face aux changements climatiques, on voit le manque de moyens de l’ONF ou du CNPF pour faire face à ces défis. Alors, on regarde, effarés, les chiffres : En dix ans, le puits de carbone français qui a été divisé par deux, tandis que les prélèvements de bois ont augmenté de 10%. C’est tout simplement la mort annoncée de nos forêts. On se demande où est la cohérence d’une politique forestière actuelle, nommée dans la SNBC, qui vient sacrifier le puits de carbone forestier, au mépris de la politique européenne et des engagements internationaux de la France. Face à cela, nous devons soutenir les solutions validées par la science : la promotion de la sylviculture mélangée à couvert continu, respectueuse de l’environnement et de la biodiversité ; la modification des principes et critères du renouvellement forestier, la sortie de la logique comptable du nombre d’arbres plantés, pour privilégier la qualité des récoltes sans en augmenter le volume, stopper les coupes rases et diversifier les essences, et renforcer la résilience des écosystèmes.
J’échangeais ensuite avec l’association AMORCE au sujet des forages domestiques dans l’objectif d’une prochaine proposition de loi pour mieux encadrer les forages et améliorer notre gestion de la ressource en eau. Enfin, je prenais part à la table ronde sur le train de nuit, organisée par ma collègue Valérie Rossi, afin de faire un état des lieux et aborder les problématiques qui freinent son développement.
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Une semaine dans la Drôme
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Jeudi, de retour dans la Drôme, j’ai rencontré à Crest📍les équipes de l’AMAPE (Association des maisons d’accueil protestante pour enfants) et son président Roland RIESS. C’est une institution fondée au 19ième siècle, autrefois financée uniquement par des dons, et qui continue aujourd’hui d’accompagner des enfants et des jeunes confiés par l’aide sociale à l’enfance. 174 enfants sont pris en charge et l’association compte 135 salarié-es. Les jeunes y sont accompagnés jusqu’à 18 ans, et parfois au-delà lorsqu’ils ont un projet professionnel ou d’études.
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Certains retournent dans leur famille lorsque la situation s’améliore, avec un suivi éducatif. L’association intervient aussi en assistance éducative en milieu ouvert, directement auprès des familles. Bien sûr ils font face également à des situations parfois bien compliquées avec des enfants qui auraient besoin de soins psychiatriques mais pour lesquels ils ne trouvent pas de médecins, des situations familiales souvent complexes, parfois conflictuelles. Malgré ces obstacles, ce qui tient et fait tenir enfants et éducateurs, cette grande famille, ce sont les réussites. Comme celle de Thomas, ancien enfant placé devenu chef d’entreprise en Ardèche.
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Je me rendais ensuite à la Mission Locale de la Vallée de la Drôme à Crest 📍. La mission locale accompagne les jeunes de 18 à 25 ans dans leur insertion professionnelle et sociale sur un grand territoire entourant la Vallée de la Drôme avec des antennes à Livron, Crest et Die.
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Après une rupture d’un marché public avec le Département concernant l’accompagnement des bénéficiaires du RSA et le non renouvellement d’un appel à projets dans le domaine de l’insertion (qui fonctionnait pourtant très bien depuis 7 ans) c’est près de 30% du budget qui a été amputé. Résultat : quatre licenciements et des fermetures sur certaines journées à Livron et Die. A cela vient s’ajouter une baisse à venir de la dotation de l’Etat mais dont ils ne connaissent pas encore l’ampleur. Le paradoxe ? Les chiffres sont bons : ce sont 48 % des jeunes accompagnés en 2025 qui ont trouvé un emploi !
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J’étais ensuite à Montoison 📍pour rencontrer l’association des bricoleurs solidaires.
Leur mission est simple : aider les personnes qui n’ont pas les capacités physiques ou les moyens financiers pour réaliser de petits travaux à domicile.Des gestes qui peuvent sembler anodins, mais qui changent le quotidien : remplacer une ampoule, couper un peu de bois, poser une rampe dans une salle de bain, effectuer de petites réparations…
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Autant d’interventions pour lesquelles un artisan ne se déplacerait pas forcément, mais qui sont pourtant essentielles pour rester autonome chez soi. À l’origine du projet, deux professionnels du bâtiment, dont le président Pascal Thibert, ont décidé de mettre leurs compétences au service des habitants. Aujourd’hui, l’association se structure pour élargir son action et toucher davantage de personnes. Le fonctionnement repose sur un système d’adhésion, avec des tarifs accessibles aux foyers modestes. Une manière solidaire et organisée de répondre à des besoins très concrets. Dans nos territoires, ces initiatives font la différence. Elles créent du lien, préviennent l’isolement et permettent à chacun de vivre dignement chez soi. Merci à eux pour cette très belle initiative qui gagne à être connue ! (si vous êtes intéressé-e ou connaissez quelqu’un qui peut l’être, n’hésitez pas à me le dire, je vous mettrai en lien!).
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Enfin, je terminais la journée à Malissard📍pour échanger avec les parents de Solal, 13 ans. À la suite de vaccins pédiatriques à 2 mois, il a développé une encéphalite qui a pour conséquence aujourd’hui qu’il ne parle pas et ne marche pas. Il a aussi traversé de lourdes complications : épilepsie (aujourd’hui stabilisée), et de graves troubles digestifs. Ses parents n’ont pas souhaité le placer dans un centre d’accueil pour le voir grandir avec eux, il va à l’IME quatre jours par semaine en journée. Mais en sortant de ce cadre, ils ont dû tout assumer eux-mêmes : chercher des informations sur des méthodes de soin, financer les soins et aménagements, aller à l’étranger pour trouver des structures adaptées.
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Pendant trois ans, ils sont partis vivre en Espagne pour lui permettre d’accéder à des rééducations intensives inexistantes en France (jusqu’à 4h par jour et avec des exercices quotidiens effectués par eux-mêmes dans l’océan). En 2016 ils ont créé l’association : Petit Soleil Deviendra Grand, et ont mobilisé autour d’eux. Un appel à bénévoles pour jouer avec Solal et le stimuler est paru dans Le Dauphiné sans trop d’espoir et ce sont 30 personnes qui ont répondu présentes ! Une quinzaine de personnes sont encore présentes aujourd’hui et ils sont devenus des proches de la famille. Chaque mercredi et samedi, ils viennent passer du temps avec Solal. L’interaction permanente, les jeux, la présence, cela le stimule et lui fait du bien. Et cela permet aussi à ses parents d’être disponibles également pour sa petite sœur. Merci à eux pour leur accueil et cette si belle leçon d’humanité !
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Vendredi, j’ai commencé la journée par rencontrer à Crest📍le Colonel hors Classe Franck Tournié qui commande les sapeurs-pompiers de la Drôme depuis le début de l’année. Je tenais ensuite ma permanence parlementaire sur la commune, où j’ai eu plaisir à toutes et tous vous rencontrer !
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De nombreux stands étaient présents : pour le dépistage des cancers du sein, du colon et du col de l’utérus; sur la santé sexuelle avec le centre de santé de l’hôpital de Crest, la MSA, le Centre hospitalier de Crest, l’Assurance Maladie, la Ligue contre le Cancer, et bien sûr la CPTS qui propose des bilans de prévention, de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) et la coordination des acteurs de santé du territoire. Merci au CPTS (en particulier Stéphane Adam son président et Baptiste Le Noir De Carlan vice-président en charge de l’organisation du forum), aux professionnels engagés, ainsi qu’aux élus présents, lors de ce très bel événement qui nous rappelle que la santé ce n’est pas seulement soigner quand le problème est là, c’est aussi prévenir pour vivre en bonne santé le plus longtemps possible !
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A Grignan📍, ensuite, je suis allée visiter Le Petit Fumé Drômois, une entreprise locale qui propose des poissons frais et fumés de haute qualité. Les approvisionnements proviennent d’élevages de la Drôme, d’ailleurs en France (toujours issus d’élevages bio) ainsi que de quelques poissons sauvages soigneusement sélectionnés. Leurs produits sont notamment vendus chez Biocoop, dont ils respectent scrupuleusement le cahier des charges : pas de transport en avion, exclusion d’espèces menacées, exigence de traçabilité et de qualité sur toute la chaîne de production. La transformation se fait dès réception du poisson. Le fumage est réalisé sur place, avec des herbes de la Drôme, dans une logique artisanale et exigeante.
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L’entreprise veille également à utiliser des produits les plus respectueux possible de l’environnement et limiter et gérer rigoureusement ses déchets (pendant longtemps, les carcasses des poissons étaient livrées…. aux mushers du Vercors !). Son dirigeant Timothée Gadenne souhaite une équipe plurielle, ouverte aux reconversions professionnelles et à l’accueil de personnes réfugiées. Savoir-faire, qualité, responsabilité environnementale et engagement humain : un bel exemple d’initiative locale qui fait rayonner notre Drôme !
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Enfin, je me rendais à la Maison de la Tour à Valaurie📍, à l’occasion de l’exposition de l’artiste Yann Le Crouhennec. Dans ce très beau village de la Drôme provençale, la Maison de la Tour donne aux artistes une place de choix avec un lieu de résidence et un très beau lieu d’exposition, le tout grâce à des bénévoles et une salariée engagés !
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L’exposition de Yann Le Crouhennec propose un travail singulier et poétique autour du livre. Des livres promis à la destruction retrouvent une seconde vie, transformés en œuvres. Certains sont enterrés, ce qui fut arbre retourne à la nature. D’autres sont laissés à l’extérieur pour que le temps et les intempéries façonnent leur métamorphose. Certains encore sont brûlés au chalumeau, évoquant des forêts incendiées. D’autres plongés dans l’encre de Chine, où la capillarité révèle peu à peu des paysages inattendus. Un dialogue sensible entre matière, mémoire et nature. Merci à l’adjointe au maire Josyane Mazon et au trésorier de l’association Gilles Jaillard de m’avoir accompagnée lors de cette visite. Dans nos territoires ruraux, ces lieux culturels sont essentiels. Ils créent du lien, ouvrent des horizons et rappellent que la culture est un bien commun quel que soit notre lieu de résidence.
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Les permanences à venir : venez échanger avec moi !
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Voilà le calendrier des prochaines permanences parlementaires décentralisées.
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L’agenda de la semaine 🗓️
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Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
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