Un petit mot, tout d’abord…
Mercredi après-midi, en plein conseil communautaire d’installation de la Communauté de Communes des Baronnies en Drôme Provençale, Madame la Maire du Poët-Sigillat est brutalement décédée des suites d’un malaise cardiaque.
Mes pensées vont en premier lieu à sa famille, et à ses proches, qui doivent aujourd’hui faire face à ce décès brutal, d’une femme engagée pour notre territoire, qui a disparu dans l’exercice de ses fonctions. Je pense aussi à toutes les personnes qui travaillaient avec elle sur ce territoire, aux élus de son conseil municipal, à celles et ceux du conseil communautaire également, aux habitant-es du Poët-Sigillat.
Monique Balduchi était une femme engagée, dynamique, impliquée pour sa commune. Je l’avais croisée la dernière fois, à la cérémonie des Martyrs de Saint Pons, avec son immense sourire, sa grande gentillesse – nous nous étions promis ce jour-là qu’on se rencontrerait sous peu sur sa commune qu’elle aimait tant. Élue sans discontinuité depuis 2014, elle faisait partie des femmes qui tiennent avec force nos campagnes.
Je suis profondément sidérée et attristée par l’annonce de son décès.
Ce matin, en présence de nombreux élus des Baronnies et d’ailleurs, je me suis rendue au Poët-Sigillat, pour ses funérailles. Je n’aurais jamais imaginé que la rencontre se passerait ainsi. Puisse-t-elle reposer en paix, et sa famille et ses proches être soutenus dans ce moment si difficile.
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Bonjour,
Comme à chaque semaine où je reçois un stagiaire, je vous propose qu’il commence avec son édito, qui s’en suivra du mien 🙂
“Je m’appelle Anicet, j’ai 14 ans et je suis en classe de seconde au lycée du Diois.
Cette semaine, j’ai eu la chance d’effectuer mon stage entre Crest et Paris. J’ai pu observer le travail de collaborateur parlementaire en assistant à des échanges téléphoniques, des réunions, une conférence de presse et des séances à l’Assemblée nationale.
Cela m’a permis de réaliser beaucoup de choses autour de la fonction de députée et du fonctionnement concret de l’Assemblée nationale.
J’ai tout d’abord appris qu’une députée ne peut pas tout faire toute seule, ses dossiers sont préparés en amont par ses collaborateurs (rédaction des amendements, des discours…) afin de lui faciliter la tâche tandis que Marie Pochon doit être présente partout à la fois : dans l’hémicycle, dans la Drôme ou encore en déplacement ailleurs.
Aussi, j’ai été étonné de la tenue des débats dans l’Assemblée nationale. On pourrait presque la comparer à un théâtre. Pendant que quelqu’un parle au micro, pour présenter son amendement par exemple, les députés se haranguent d’un bout à l’autre de l’hémicycle pour critiquer ce qui est en train de se dire. J’ai trouvé cela très étonnant car j’associais la fonction de député à une posture très solennelle, alors que les débats reflètent plutôt une certaine pagaille.
Enfin, j’ai été marqué par le fait que le groupe Ensemble Pour la République (EPR) vote toujours avec le Rassemblement National (RN) et en opposition avec les partis issus du Nouveau Front Populaire (NFP). Je trouve cela révoltant car le groupe EPR s’est allié avec le NFP lors des élections pour faire barrage au RN et a obtenu des sièges grâce à cette alliance.
Pour conclure, je garderai un très bon souvenir de ce stage. La politique m’intéressait déjà auparavant et cela sera encore plus le cas à l’avenir, notamment en ce qui concerne les débats parlementaires.
Je remercie encore chaleureusement Perrine, Jérémy, Clothilde, Sarah et Marie de m’avoir accueilli.”
Nos remerciements, à notre tour, à Anicet pour cette belle semaine (de “pagaille” que je vous raconte ci-après ⤵️) ! A très bientôt !
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Bonjour à toutes et tous, donc (c’est le dernier 😉)!
Cette semaine, comme Anicet vous l’a décrit, était bel et bien une semaine de “pagaille”. Je vous explique : Elle commençait lundi, par l’annonce par Sebastien Lecornu de revenir sur le passage en force des députés du socle commun alliés avec le RN sur le travail du 1er mai, se rendant bien compte que le blanc-seing démocratique de cette manoeuvre (la 3e du type en un an, par la même alliance) risquait de fortement agacer des françaises et des français, attaché-es à l’aspect ferié et chômé du premier mai, comme il l’est dans la majorité des pays du monde pour célébrer les droits des travailleurs, sans qui on ne ferait rien.
Cette décision est importante : elle a passablement énervé les député-es notamment Macronistes, qui avaient fait de ce combat leur combat social majeur (sic) de ces dernières semaines. Je précise bien que c’est un combat récent : si aucun passage en force n’est acceptable, il aurait été un peu plus légitime si les partisans de ce texte en avaient discuté en amont, par exemple toute l’année passée, avec les organisations syndicales… ou avec les député-es, par exemple. Bref.
Le lendemain, mardi 14 avril, le socle commun (MoDem, Renaissance, Horizons, Les Républicains) main dans la main avec le Rassemblement National votaient le projet de loi Simplification, qui n’est qu’une liquidation pure et simple de protections environnementales et sociales pourtant essentielles. Ce texte marque un recul inédit du droit de l’environnement : affaiblissement des réglementations du ZAN, suppression des ZFE, facilitation de projets industriels, suppression d’agences, affaiblissement des outils du débat public… Ce lundi, mon groupe Écologiste et Social a saisi le Conseil Constitutionnel pour dénoncer les multiples atteintes aux principes fondamentaux du droit. Les députés de la minorité présidentielle s’inscrivent une fois de plus dans une logique de démantèlement des politiques environnementales extrêmement inquiétant.
Mais patatras, alors que la suite de l’ordre du jour de la semaine devait laisser la place à la réforme des ruptures conventionnelles, et à la loi Yadan, l’absence des député-es du socle commun à partir de mercredi (qui étaient visiblement pressé-es de partir en vacances) a fait capoter tout l’agenda gouvernemental. D’abord, Renaissance, constant qu’ils n’avaient que 10 députés dans l’hémicycle, et que pour une fois le RN ne leur sauverait pas la mise (eux aussi étaient tous partis) s’est vu contraint de retirer sa proposition de loi Yadan. Celle-ci avait fait grand bruit, suite aux 700 000 signatures à la pétition s’y opposant sur le site de l’Assemblée Nationale, et à l’opposition de toute la gauche ainsi que des députés MoDem. La lutte contre l’antisémitisme est une exigence absolue, mais elle ne peut en aucun cas servir de prétexte à restreindre la liberté d’expression ou à entretenir des amalgames dangereux entre critique de la politique d’un État et haine antisémite. Ce texte ouvrait précisément cette brèche, en instaurant des définitions floues et des dispositifs susceptibles de dérives graves. Nous resterons pleinement mobilisés pour que toute future initiative législative lutte efficacement contre l’antisémitisme, sans jamais porter atteinte à l’État de droit ni aux libertés fondamentales.
Ensuite, totalement minoritaires dans l’hémicycle, les député-es du RN et du socle commun n’ont pu s’opposer à la suppression du -texte proposant la réforme des ruptures conventionnelles, qui remettait en cause l’égal accès des demandeurs d’emploi à l’assurance chômage en introduisant une différenciation selon la cause de fin du contrat, pénalisant uniquement les employés, et non les employeurs qui représentent pourtant l’autre partie de ces accords.
Je tiens à le dire : Ces victoires, nous les avons obtenues ensemble, uni-es, avec les député-es de tout le Nouveau Front Populaire à l’Assemblée, face à un autre bloc, celui qui se généralise texte après texte (vous pouvez aller vérifier sur le site de l’assemblée, c’est sur quasi chaque amendement et chaque texte, comme le décrit Anicet): celui des Macronistes (plus que jamais démobilisés en hémicycle), de la droite et de l’extrême-droite. C’est désormais clair, cette alliance de la honte devient la norme et nous continuerons de la combattre.
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La bataille de la semaine : la reconnaissance de l’Herboristerie
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Face aux changements climatiques, face aux réglementations européennes qui parfois peinent à comprendre la spécificité des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) et de la distillation, face au marché ultra-compétitif qui ne valorise pas forcément la qualité sur la quantité, ni notre santé et celle de l’environnement sur le rendement, les défis à relever avec l’ensemble de la filière sont nombreux pour reconnaître le statut de paysan herboriste et sécuriser la formation, développer les formations sur tout le territoire, protéger les productions locales face à la concurrence internationale, simplifier les procédures pour les petites exploitations, valoriser la traçabilité et les usages multiples des plantes.
En tant que parlementaires, à la fois au Sénat et à l’Assemblée, nous serons présents pour avancer en ce sens et co-construire ce futur, si essentiel sur nos territoires drômois.
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La question écrite de la semaine : pour un vrai plan de lutte contre le frelon asiatique
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L’article de la semaine : des Dieulefitois alertent sur les procédures d’accueil des Gazaouis
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Comment se fait-t’il que la suspension puis la levée de la suspension de l’évacuation des Gazaouis produisent exactement la même réalité ?
Merci à Alric Charbit, Julie Yon, Sophie Charbit et Mathieu Yon pour cette tribune dans Le Monde, pour la venue de Alaa Al-Qatrawi, poétesse Gazaouie, que j’essaie de défendre, moi aussi, dans les méandres de courriers de mails et d’alertes, de milliers de mots qu’on écrit et qui ne se lisent même plus, dans une administration qui interdit puis autorise mais cela est finalement la même chose, parce que plus rien n’a de sens et il ne faudrait pas faire trop de bruit pour une poète.
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Mardi, je commençais par prendre part à la réunion de mon groupe politique à l’Assemblée nationale. Puis je participais à la séance de Questions au Gouvernement en hémicycle. Puis je participais au vote sur le Projet de Loi simplification comme je vous le décrivais dans mon édito.
Mercredi, en parallèle de la Commission, je participais à une rencontre organisée par mon collègue Matthias TAVEL, Député de Loire-Atlantique, sur la reprise d’entreprises par les salariés en coopérative comme ce fut le cas de Duralex, Bergères de France ou encore Vencorex.
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Puis j’auditionnais des chercheurs et des associations au sujet de la prédation en prévision de l’examen de la loi d’urgence agricole qui arrivera dans les prochaines semaines à l’Assemblée Nationale.
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Les atteintes graves portées à l’environnement constituent la quatrième catégorie d’infractions les plus commises selon Interpol et menacent non seulement certains écosystèmes conditionnant la vie, mais également directement les droits humains. Grâce à ce texte, l’Europe définit clairement des infractions environnementales les plus graves, identifie des comportements pouvant être assimilés au crime d’écocide et qu’elle demande d’élever au plus haut niveau des infractions pénales et propose des sanctions pénales dissuasives pour protéger plus efficacement l’environnement. Il est temps, en France également, de renforcer le droit pénal environnemental et de sanctionner bien plus fortement les atteintes graves ou durables pour les écosystèmes ! Alors que le texte doit être transposé dans notre droit national d’ici le 21 mai 2026 (ce ne sera pas le cas), nous demandions que cette directive renforce réellement notre droit de l’environnement et consolide l’édifice du droit pénal environnemental !
Puis je rencontrais le Syndicat National des Agents de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes & du Service Commun des Laboratoires. Aujourd’hui, les agents de la DGCCRF subissent les conséquences de réformes au nom d’un “Etat efficace” et de baisses d’effectif qui se traduisent par une dégradation de la qualité de leur mission envers les consommateurs. Ce qui est d’autant plus inquiétant dans une période où il faut faire face aux défis environnementaux ou de l’intelligence artificielle par exemple.
Enfin, j’auditionnais en Commission du Développement Durable et de l’aménagement du territoire, la Ministre de la Transition Écologique Monique Barbut, sur le PJL d’urgence Agricole qui arrive bientôt dans notre hémicycle. Il y a trois choses qui auraient dû préoccuper le gouvernement pour l’élaboration de ce PJL :
👉 la question du revenu agricole,
👉 la question de la dépendance de notre agriculture aux intrants, aux engrais, aux carburants, à l’export, tout ce qui mine notre souveraineté
👉 et la question de la perte de rendements liée en grande partie à la destruction des équilibres écologiques et au changement climatique. Mais pour l’instant, les deux derniers points ne figurent même pas dans ce texte !
Jeudi, je participais aux débats et aux jolies victoires en hémicycle décrites en édito, et Vendredi, je participais au colloque sur l’herboristerie organisé au Sénat pour reconnaître et encadrer cette pratique comme je vous le décrivais plus haut.
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Une semaine dans la Drôme
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Je me rendais ensuite à la Bégude-de-Mazenc📍pour la Journée internationale des luttes paysannes. L’occasion d’échanger avec l’ADEAR et la Confédération paysanne de la Drôme des luttes paysannes et des droits des paysans à travers le monde entier.
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Enfin, j’étais présente à l’inauguration du festival Vent Debout à Suze-la-Rousse📍, un festival passionnant autour des carnets de voyage, avec des artistes de la France entière. Merci à la présidente Corinne Dessis et à toute l’équipe du festival pour ce magnifique événement !
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Dimanche, j’étais à Chabeuil 📍, d’abord à la rencontre de Partage Sans Frontière pour leur marché de printemps. Cette association qui organise des événements en soutien au commerce équitable fête ses 45 ans. En soutien aux communautés malgaches, péruviennes, boliviennes, les bénévoles actifs en partenariat avec la paroisse protestante de Chabeuil-Châteaudouble font vivre à travers leurs actions, la solidarité internationale.
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Puis j’étais très honorée d’ouvrir le 53ème congrès départemental de la FNACA de la Drôme. C’était l’occasion de rappeler qu’on ne répare par l’indicible avec l’oubli, on ne recoud pas une Nation avec du silence, on ne prend pas soin des gens qui se sont battus pour la France en les laissant se débrouiller tous seuls avec le passé, on ne prépare pas, tout simplement, l’avenir dans l’indifférence du passé, si douloureux soit-t’il. Je les assuré de mon soutien pour la reconnaissance du statut des anciens combattants d’Algérie, pour l’amélioration de leurs droits sociaux et de leurs pensions, pour la reconnaissance des traumatismes psychologiques; et également pour le nécessaire devoir de mémoire et pour l’enseignement de la guerre d’Algérie aux jeunes générations.
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Et ce n’est pas une mince affaire. Ils étaient une vingtaine de bénévoles, dont des sapeurs pompiers de Grâne, pour permettre aux participant-es de gravir la tour en sécurité, tout en soulageant activement leurs aidant-es. Un immense merci et mon entière reconnaissance à celles et ceux qui rendent cela possible, luttant ainsi pour l’accessibilité, contre l’isolement, pour le droit au répit pour les aidant-es, et pour l’accès à la culture pour toutes et tous.
Enfin, j’avais l’honneur de prendre part au repas de la Confrérie de la Clairette de Die dans le cadre de son Grand Chapitre annuel. Merci à Michel Barnier, Grand Maître de la Confrérie, et à l’ensemble des membres pour ce merveilleux moment et de faire rayonner ce vin pétillant emblème de notre territoire !
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Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
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