Bonjour à toutes et tous,
|
|
|
|
J’espère que vous avez passé un formidable été. Qu’il fut doux pour vous et vos proches, que vous avez pu retrouver vos ami-es, votre famille, que vous avez pu profiter de ces moments de calme pour découvrir de nouvelles choses et parcourir de nouveaux horizons. Bien évidemment, il est difficile de se dire que c’était une évidence. La Drôme et l’Ardèche, mais comme tout le pays, ont enchaîné les records de chaleur, les canicules, les nuits chaudes, les flammes dans les forêts environnantes, les épisodes violents de grêle. Alors que nous reprenons peu à peu nos esprits après des semaines et des semaines d’intenses chaleurs, c’est la tornade qui dévaste un petit village de l’Aude, c’est les milliers de disparus, à l’autre bout du monde, au Népal, suite à une crue dystopique.
Dystopique : c’est sans doute le mot qui décrit le mieux cet été. Annonciateur avant l’heure, des impacts les plus cruels des changements climatiques, de nos dépendances aux fossiles, de la société de surconsommation dans laquelle nous sommes, menaçant par leur accaparement et leur prédation les ressources qui fondent pourtant nos conditions de vie : biodiversité, eau, sols, forêts, océans, air. On saura dans quelques semaines le nombre de morts de cet été : on sait déjà les impacts terribles sur nos systèmes de production agricoles, sur la production énergétique, sur la biodiversité, sur l’état de nos forêts, sur le tourisme, sur notre bien être, sur les logements, sur la santé mentale. Tout cela se chiffrera en dizaines de milliards d’euros, faute d’investissements anticipés comme nous le demandions depuis des années. Je le disais : la canicule est politique. A l’heure ou Emmanuel Macron signe un deal avec le prince héritier d’Arabie Saoudite pour trois immenses parcs d’attraction en France, où Annie Genevard déloque plus d’une centaine de millions d’euros d’aides pour importer des engrais azotés russes, nous creusons, encore, nos dépendances aux pétromonarchies et aux pires autocrates de la planète et mangeons dans leur main.
Alors, face à tout cela, on pourrait céder rapidement à l’impuissance, et se dire à quoi bon. Mais l’an prochain est une année d’élection présidentielle, et vous me connaissez assez pour savoir que je ne baisse jamais les bras, même quand mes genoux vacillent ☺️ La semaine passée, je me suis rendue aux Journées d’été des Écologistes Les Écologistes à Grenoble pour parler des leçons des Gilets Jaunes, aux côtés de Kévin Puisieux de la Fondation de l’écologie Politique, de Sven Giegold, vice-président des Grünen, des Gilets Jaunes Sabrina Haerinck et un représentant du collectif de Crolles; d’Olivier Faure Secrétaire National du Parti Socialiste, et de Marion Bet, chercheuse à l’IDDRI; aux côtés de mes collègues député-es écologistes pour présenter aux nombreux militants présents notre bilan (forêts, pastoralisme, loi d’urgence agricole et RIC pour moi !), et de toutes et tous pour faire la fête au traditionnel karaoké ! Merci mille fois à tous les bénévoles, aux ami-es de la région, aux Grenoblois-es pour leur accueil, à toutes celles et tous ceux qui ont animé et participé à des ateliers qui nous permettent de grandir et d’apprendre sur un monde de plus en plus complexe – et de nous préparer à une année qui sera cruciale. Vendredi, je suis passée avec ma collègue députée Léa Balage El Mariky aux Amfis, pour écouter la table-ronde sur les ruralités, et celle sur l’immigration : bravo aux insoumis-es pour cet immense événement qui lance une belle dynamique ! Dans une année cruciale pour le climat, notre capacité à endiguer les crises qui déferlent, et à nous préparer pour adapter au mieux nos sociétés aux nouvelles réalités climatiques, nous aurons besoin de toutes et tous 👏
“Je ne suis pas partie parce que j’ai obtenu des garanties
– Lesquelles ?
– Je n’ai aucune garantie formelle«
Je finis sur cet extrait d’interview. Qui pourrait paraître drôle, si ce n’était la Ministre de la Transition Écologique Monique Barbut qui s’exprimait, ainsi, suite à sa démission qui n’en était une. Terrible aveu, à l’heure où pourtant, nous n’avons plus le choix que d’en faire une priorité nationale.
Au plaisir de vous retrouver toutes et tous cette année. Elle sera sans nul doute difficile, sans doute va-t-elle nous donner beaucoup d’occasions de nous fracturer et de nous diviser, c’est souvent ce qui se noue lors d’une élection aussi fondamentale que la présidentielle. Je fais donc un vœu, à l’aube de cette nouvelle année : celle que nous parvenions, toujours, à nous retrouver, à nous rassembler, à nous parler, à nous faire confiance. Les défis devant nous sont si immenses.. Cela ne dépend que de nous. J’y prendrai toute ma part. Belle rentrée à chacune et chacun d’entre vous 🌞
|
|
|
|
|
|
|
L’événement de la rentrée : une soirée pour échanger sur l’avenir de nos forêts à Die
|
|
|
|
|
|
Comment adapter nos forêts à un climat qui change ?
Après les incendies qui ont durement touché les Diois cet été (comme beaucoup d’autres territoires en France), cette question est plus essentielle que jamais.
📅 Jeudi 10 septembre à partir de 18h
📍 Salle polyvalente de Die
|
|
|
|
Je vous invite à une soirée d’échanges ouverte à toutes et tous autour de l’avenir de nos forêts.
Au programme :
-
Un temps de questions-réponses avec les gestionnaires forestiers pour que vous puissiez faire part de vos interrogations et pour mieux comprendre les enjeux et les choix de gestion qui sont opérés sur les forêts.
-
Une présentation et un échange autour de la proposition de loi transpartisane que nous venons de déposer pour faire évoluer notre politique forestière et mieux préparer nos forêts aux conséquences du changement climatique. J’aurai le plaisir d’être accompagnée de mon collègue Hendrik Davi (député des Bouches-du-Rhône), avec qui nous portons (avec d’autres !) ce texte.
Venez nombreuses et nombreux pour échanger, poser vos questions et construire ensemble des solutions à la hauteur des défis qui nous attendent !
|
|
|
|
|
|
|
Une date à retenir : La Fête des Campagnes Vivantes le 2 octobre à Saoû !
|
|
|
|
|
|
C’est avec un immense plaisir que je vous invite à la grande fête des campagnes vivantes, qui aura lieu le 2 octobre prochain dans la nouvelle salle multi-activités de Saoû, à partir de 18h.
Cette grande fête conviviale, permettra de nous retrouver autour des associations de notre territoire, et de bâtir ensemble des pistes pour défendre et renforcer nos campagnes drômoises vivantes et résilientes. Au programme : ateliers de réflexion et de co-construction, village associatif, banquet convivial et concerts ! 👏
Je vous partagerai le programme définitif très prochainement. Cependant vous pouvez d’ores et déjà noter cette date dans votre agenda !
Au plaisir de vous y revoir toutes et tous !
|
|
|
|
|
|
|
L’alerte du mois d’août : un point de non-retour pour nos cours d’eau !
|
|
|
|
|
|
|
L’article du mois d’août : un rapport sur la mortalité infantile enterré par le Gouvernement
|
|
|
|
|
|
|
Le combat du mois d’août : les incendies dans le Diois
|
|
|
|
|
|
Après l’incendie de Justin, un second incendie massif a touché le massif du Claps dans le Diois un peu plus tôt ce mois-ci. Je me suis rendue dans plusieurs communes touchées pour être aux côtés des habitantes et habitants, des élu-es, des sapeurs-pompiers et de toutes celles et ceux qui se sont mobilisé-es.
|
|
|
|
À Bellegarde-en-Diois 📍, Beaumont-en-Diois 📍, Charens 📍 et Luc-en-Diois 📍, j’ai pu mesurer l’ampleur de la mobilisation et les immenses difficultés auxquelles font face les secours : fortes chaleurs, sécheresse, relief escarpé, accès difficiles et épuisement des équipes. J’ai vu plus de 500 sapeurs-pompiers et militaires venu·es de toute la Drôme et de tout le pays, des agriculteurs apporter des tonnes et citernes à eau, des forestiers et des bûcherons couper des tranchées, des maires et élu-es monter des camps improvisés, des cuisines centrales, des espaces de repos. J’ai vu des habitant-es apporter des dons alimentaires et soutenir les équipes. Le Domaine du Plantier, à Luc-en-Diois📍, a notamment été mis à disposition par la Communauté de communes du Diois pour accueillir les centaines de sapeurs-pompiers mobilisés : chambres, espaces de repos, cuisine, centre médical… Une formidable organisation collective. J’ai surtout vu un petit bout de pays qui est un bel exemple de solidarité concrète, de confiance et d’espoir, face au pire qui puisse advenir. Ici, je veux encore une fois les en remercier infiniment, au nom de nous toutes et tous.
|
|
|
|
Il faudra plusieurs années pour savoir à quel point certaines zones ont été touchées et si elles peuvent ou non se régénérer seules. C’est le travail de l’ONF qui mène en ce moment un diagnostic afin de pouvoir ensuite prévoir la replantation là où c’est nécessaire. Nous avons également échangé sur les enseignements à tirer de cet incendie. La prévention ne se résume pas à ouvrir des pistes ou débroussailler en tous sens : actualiser les plans de massif, renforcer les moyens consacrés à la défense des forêts contre les incendies et mieux accompagner les collectivités confrontées à ces nouveaux risques, ainsi que doter l’ONF des moyens suffisants pour ces investissements est essentiel. Enfin, la reconstruction de la forêt devra se faire avec humilité. Il faudra sécuriser les sites, suivre l’évolution des peuplements, valoriser les arbres qui peuvent jouer leur rôle dans la régénération naturelle et adapter progressivement la gestion forestière aux réalités du changement climatique. Tout cela prendra beaucoup de temps et il faudra être patient-es. Mais nous aurons l’occasion d’échanger sur tous ces sujets le 10 septembre à Die !
|
|
|
|
|
|
J’ai aussi mesurer les conséquence des incendies (et plus généralement des vagues de chaleur) en me rendant au centre de soins pour animaux sauvages l’Hirondelle à Chalancon 📍En mai, juin et début juillet, le centre a connu un pic d’accueil de martinets, des oiseaux qui nichent principalement sous les toits dans nos villes et villages qui « se laissent tomber » dans la rue lorsqu’ils étouffent.
|
|
|
|
Cela ne veut pas dire que ce sont les seuls animaux qui souffrent de ces températures : seulement, eux, on les voit plus que les autres, nous humains, car nous « vivons » ensemble. Ces vagues de chaleur soudaines et de plus en plus intenses et longues font souffrir l’ensemble du vivant et les oiseaux n’y échappent pas. Et en effet, début juillet, il n’y a plus eu d’appels. Je leur ai demandé pourquoi : en vérité, tous les oiseaux qui étaient encore au nid, étaient sans doute déjà morts. Il faudra faire la lumière sur les impacts de ces vagues de chaleur également sur l’ensemble de la biodiversité dont nous sommes si dépendants. Échangeant avec les bénévoles du centre, ils me rappelaient que les martinets mangent jusqu’à 20 000 moustiques par jour…
|
|
|
|
Face à notre impréparation totale face aux montées des températures, le gouvernement nous a avoué son (im)posture. « Nous on est aussi des politiques […]. Quand vous avez des opposants qui disent qu’il n’y a pas assez de moyens aériens, c’est normal qu’on ait une posture » a déclaré Laurent Nuñez, lors d’un entretien avec l’intersyndicale des sapeurs pompiers au mois d’août. Révélé dans Médiapart, la “posture” semblable à un mensonge du Ministre de l’Intérieur n’est pas nouvelle :
Le 8 juillet, suite à ma question au Gouvernement sur le manque de moyens d’intervention et de soutien aux sapeurs mobilisés sur le feu de Die, le même me répondait : « Sur les moyens, Madame la députée, je ne peux pas vous laisser dire ce que vous venez de dire. […] Je puis vous assurer que nous avons les moyens d’intervenir et qu’ils sont bien supérieurs à ceux à disposition des pays comme le Portugal, la Grèce ou l’Espagne.”
La posture.
J’aurais envie de lui répondre aujourd’hui que non, faire de la politique, ce n’est pas de la posture. C’est défendre sincèrement des convictions, des gens, des idées, des territoires, des vies. Des forêts, des sapeurs-pompiers. Que tous ceux qui estiment que la politique c’est une satanée posture l’abîment, et abîment la maigre confiance que quelques-uns ont encore en nos institutions et ceux qui les y représentent. On se battra, loin des postures, mais parce qu’on y croit sincèrement, comme depuis 4 ans, pour que pour de vrai, on ait les moyens de la sécurité civile du XXIe siècle et pour adapter nos forêts au changement climatique.
|
|
|
|
|
|
|
Le courrier du mois d’août : j’interpelle le Gouvernement sur la formation des élus sur l’alimentation
|
|
|
|
L’alimentation est au cœur de nombreuses politiques publiques locales. Pourtant, elle ne fait toujours pas partie des thématiques reconnues pour la formation des élus locaux !
Les collectivités sont pourtant en première ligne : elles gèrent les cantines scolaires, portent les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT), accompagnent l’installation agricole, soutiennent les filières locales et sont chargées de mettre en œuvre les objectifs de la loi EGAlim. Autant de compétences qui nécessitent une bonne connaissance des enjeux réglementaires, budgétaires, environnementaux, sanitaires et agricoles. Dans le même temps, notre agriculture traverse une période particulièrement difficile : concurrence internationale, effets du changement climatique, renouvellement des générations, revenu agricole… Plus que jamais, les collectivités ont un rôle essentiel à jouer pour accompagner les transitions et soutenir une alimentation locale, durable et de qualité. Pourtant, faute d’être inscrite au répertoire officiel des formations des élus, cette thématique reste aujourd’hui insuffisamment accessible.
J’ai donc écrit à la Ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation pour demander que l’alimentation durable et la restauration collective soient intégrées aux thématiques éligibles à la formation des élus locaux. Pour lire mon courrier 👉https://www.facebook.com/mariepochondeputee/posts/pfbid0U2SjxKAimJx9C3oa8itcxDCatZcSQsfZk3Dd7SG1hCfYVP17aQpAjEhJ7kY2cPQyl
|
|
|
|
|
|
|
Quelques semaines dans la Drôme
|
|
|
|
|
|
Ce mois dernier, je me suis bien évidemment un peu reposée, mais toujours avec l’œil sur l’actualité : Avec mon groupe et celui des Insoumis, nous avons saisi, fin juillet, le Conseil Constitutionnel sur la Loi Montagne, qui contrevient, comme beaucoup de textes ces temps-ci, au droit de l’environnement et aux principes de démocratie environnementale.
Depuis 1985, la loi Montagne reconnaissait que les contraintes propres aux territoires de montagne justifiait des règles spécifiques afin de préserver durablement les paysages, les espaces naturels, les terres agricoles et pastorales, ainsi que les ressources communes. Le texte adopté mi-juillet inverse progressivement cette logique. D’où la saisine du Conseil !
|
|
|
|
|
|
Le soir, c’était la première du Festival Crest Jazz à Crest📍
L’occasion de retrouver les habitant-es de la vallée venu-es en nombre pour l’ouverture d’une semaine de fête, de musique et de jazz en bord de Drôme. Et pas n’importe quelle semaine : il s’agissait tout simplement de la cinquantième édition de ce rendez-vous incontournable de la musique jazz. Bravo aux musicien-nes, bravo aux stagiaires, bravo aux technicien-nes, bravo aux bénévoles qui font la grandeur, année après année, de ce bel événement.
|
|
|
|
|
|
Le 14 août, j’étais au Bal des pompiers de Die📍. Un petit moment de bonheur, de chansons, de Céline Dion (🩷), de pause dans cet été caniculaire et d’incendies. Un petit moment pour remercier les sapeurs-pompiers, ceux du Diois et de toute la Drôme pour les risques qu’ils et elles prennent au quotidien pour nous protéger. Merci à la ville de Die pour ce beau moment, merci aux sapeurs-pompiers pour tout !
|
|
|
|
|
|
Le 15 août, je participais avec bonheur à une nouvelle édition du Festival des imaginaires libres à Taulignan📍 Une équipe formidable, qui contribue au travers de l’association du Festival de Taulignan au développement de la culture vivante à Taulignan et dans le territoire, notamment via le FIL chaque été. Soutien à la création, événements toute l’année, soutien à la pratique amateurs, Festival qui tisse le fil entre l’art, l’histoire, la culture et le village pendant quelques jours suspendus pour toute la commune… bravo aux bénévoles et artistes qui ont fait vivre ces journées magiques à tant de drômoises et de drômois ! J’ai pu pour ma part participer à la projection-débat du film « Le nom sur le mur » inspiré du livre d’Hervé le Tellier, sur ce nom, André Chaix, gravé sur le mur de sa maison, dont il découvrira qu’il était résistant, qu’il est mort pour la France lorsqu’il avait 20 ans, au fil (là encore) d’une longue enquête. Avant de partager un verre avec vous toutes et tous qui étiez présent-es 👏 Que vive le FIL ! Que vive Taulignan ! Que vive la culture dans nos campagnes 🥰
|
|
|
|
Voici le nouveau calendrier des permanences pour l’automne ! J’ai hâte de vous revoir !
|
 |
|
|
|
Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
|
|
|
|
|
|
|
|
|