Bonjour à toutes et tous,
|
|
|
|
|
|
Septembre commence. Et alors que nous vivons une énième (on ne les compte plus, se sont-elles seulement arrêtées ?) vague de chaleurs intenses, arrivent les nouvelles terrifiantes de l’Allemagne voisine. L’AFD, alliée du RN, arrivée en tête en Saxe-Anhalt, les saluts nazis qui se succèdent, les espoirs de « remigration », le retour à l’extraction de charbon, la baisse d’impôts pour les multipropriétaires fortunés, la prime de naissance réservée au peuple allemand, le retour des expatriés allemands. Ulrich Siegmund acclamé, hitlérien convaincu, membre de la réunion secrète nazie de 2023 à Potsdam sur l’expulsion des Allemands naturalisés.
|
|
|
|
Septembre commence. Je revois ces images d’il y a 8 ans. Edouard Philippe, alors Premier Ministre d’Emmanuel Macron, échangeant avec un Gilet Jaune.
|
|
|
|
« – J’ai 73 ans, j’ai 700 euros par mois. Je suis obligé de faire les ménages pour pouvoir vivre.
– On va faire 6000 débats, ça va être extraordinaire.
– Ne nous laissez pas crever en bas.
– Oui mais venez au prochain débat, on en parlera. »
Ce mépris, terrible.
Je pense aux cahiers de doléances, à ces milliers de réunions qui n’ont abouti à rien du tout, parce que la parole de tous ces gens qui sont venus à ces réunions « extraordinaires » a été oubliée dans les archives et que ces dirigeants n’ont pas de cœur, sont incapables d’honnêteté et de tenir la moindre promesse.
Je pense à la bataille, petite, symbolique, qu’il a fallu mener et que nous continuons à mener pour rouvrir les doléances et permettre enfin que cette parole soit rendue publique. Je me dis qu’il y a peut-être un lien, entre une classe dirigeante se disant centriste mais servant toujours les mêmes, méprisant et humiliant toujours nous autres; et cette montée de l’extrême droite. Je me dis que les gens demandent pas grand chose : ils demandent à vivre bien, et puis un peu de respect, un peu de dignité.
Septembre commence. Et je me fais une promesse : nous ne revivrons jamais la même histoire. Nous avons appris de la Résistance, et, notre devise au cœur, Liberté, Égalité, Fraternité, nous ferons des mois à venir le meilleur, et plus jamais, plus jamais, le pire.
C’est le cœur de tout ce pourquoi je continuerai à me battre politiquement.
|
|
|
|
|
|
|
Le combat de la semaine : nous voulons de vrais moyens pour l’agriculture et le pastoralisme
|
|
|
|
|
|
« L’accident vient d’avoir lieu, le sujet ce n’est pas de chercher les causes, mais c’est comment on sauve l’agriculture française. » Arnaud Rousseau, président de la FNSEA
Ces mots résument malheureusement assez bien la réponse du Gouvernement face aux conséquences du changement climatique qui frappent de plein fouet l’agriculture française.
|
|
|
|
« Qui aurait pu prédire ? », s’interrogeait le chef de l’État il y a quelques mois. Et pourtant, depuis des années, les scientifiques nous alertent. La France n’est pas prête. Nous savons que nous ne pourrons pas nous adapter à +4°C. Nous savons que les coûts humains, financiers, sanitaires et écologiques seront considérables. Alors oui, il faut soutenir immédiatement les exploitations en difficulté. Oui, il faut répondre aux pertes et aux problèmes de trésorerie. Les agriculteurs et agricultrices ne peuvent pas être laissé-es seul-es face à une crise qu’ils subissent de plein fouet. Je salue donc l’accompagnement que doit mener l’État, et à travers lui tout-es les Français-es, à la production agricole et à celles et ceux qui la font vivre, partout sur nos territoires.
Mais pourquoi si peu pour une crise aussi historique ? Un milliard d’euros… Chaque année, le soutien public à l’injection de biométhane s’élève à 1,2 milliard d’euros et les dépenses fiscales pour la mécanisation individuelle atteignent 1,3 milliard d’euros. Aujourd’hui, on alloue la même somme pour toutes les filières agricoles de tout le pays ! Cela ne suffira pas.
Cela ne suffit pas dans cette situation d’urgence et en plus de ça, on refuse une nouvelle fois de s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité de notre agriculture. Or, on ne peut pas construire notre politique agricole uniquement dans l’urgence. Depuis des années, les gouvernements successifs auraient pu bâtir la résilience. En trois ans, nous avons examiné trois textes de loi agricoles au Parlement. L’alliance du bloc central, de la droite et de l’extrême-droite a manifestement échoué à préparer l’avenir. Et pourtant, la situation actuelle ne semble pas faire changer d’avis la Ministre, qui poursuit toujours des stratégies de maladaptation. Le véritable enjeu agricole est celui de la résilience : des sols capables de retenir l’eau, des cultures diversifiées, moins de dépendance aux intrants, des systèmes d’élevage adaptés aux nouvelles conditions climatiques, une agriculture qui protège la ressource en eau plutôt qu’une agriculture qui s’organise pour la capter toujours davantage au profit d’une minorité.
Parmi ces modèles qui montrent la voie, il y a le pastoralisme. La Confédération paysanne de l’Ardèche appelle à une loi pastorale. Ça tombe bien, je travaille depuis plusieurs années avec mes collègues de manière transpartisane et les organisations pastorales pour renforcer cet élevage extensif, respectueux de la condition animale, autonome, protecteur de la biodiversité, et qui assure aussi la vitalité des territoires ruraux ! Ce type d’élevage est par ailleurs un véritable levier pour prévenir les incendies de forêts et maintenir les milieux ouverts. Alors que le risque incendie est de plus en plus prégnant, il faut faire évoluer les règles pour une plus grande coopération entre forestiers et éleveurs pastoraux et reconnaître pleinement le rôle du pastoralisme dans la défense des forêts contre les incendies et la prévention des risques naturels. Allons-y !
|
|
|
|
|
|
|
La bonne nouvelle de la semaine : le Lagopède et le Grand Tétras sont désormais protégés
|
|
|
|
|
|
|
L’événement reporté : la soirée sur les forêts aura lieu le 5 octobre à Solaure en Diois
|
|
|
|
|
|
J’ai été malheureusement contrainte de reporter la soirée « Adapter nos forêts face à un climat qui change », qui était initialement prévue le 10 septembre à Die.
En effet, dans le cadre de la réserve électorale liée aux élections sénatoriales, qui se tient du 1er au 27 septembre, les agents de l’Office national des forêts, établissement public, n’ont pas eu l’autorisation de la préfecture pour participer à cette soirée.
|
|
|
|
Je vous donne donc rendez-vous le 5 octobre à 18h, à la salle polyvalente de Solaure-en-Diois📍, 347 Rue Paul Bres, 26150 Solaure en Diois
Je serai entourée, comme prévu initialement, des représentants drômois de l’Office national des forêts, du Centre national de la propriété forestière et des Communes forestières, ainsi que de Hendrik Davi, député des Bouches-du-Rhône et initiateur de la proposition de loi transpartisane sur la gestion durable des forêts.
Nous aurons deux temps d’échanges avec le public : le premier consacré à la gestion forestière face aux impacts des changements climatiques dans la Drôme, entre forêts domaniales, communales et privées ; le second autour de la proposition de loi sur la gestion durable des forêts.
|
|
|
|
|
|
|
L’événement à venir : La Fête des Campagnes Vivantes le 2 octobre à Saoû !
|
|
|
|
|
|
C’est avec un immense plaisir que je vous invite à la grande fête des campagnes vivantes, qui aura lieu le 2 octobre prochain dans la nouvelle salle multi-activités de Saoû, à partir de 18h.
Cette grande fête conviviale, permettra de nous retrouver autour des associations de notre territoire, et de bâtir ensemble des pistes pour défendre et renforcer nos campagnes drômoises vivantes et résilientes. Au programme : ateliers de réflexion et de co-construction, village associatif, banquet convivial et concerts ! 👏
|
|
|
|
Programme :
-
18h à 18h30 : accueil
-
18h30 à 20h : ateliers thématiques participatifs « quelles campagnes vivantes voulons nous ? »
-
20h à 21h : restitution et échanges
-
21h à 23h : repas partagé « auberge espagnole », chacun apporte quelque chose à boire et ou à manger, et concert de la fanfare La Clique Brass Band
Au plaisir de vous y revoir toutes et tous !
|
|
|
|
|
|
|
3 rencontres pour agir avec la coopérative DWatts
|
|
|
|
|
|
La coopérative citoyenne d’énergies renouvelables DWatts propose trois rencontres en octobre qui pourraient intéresser certains et certaines d’entre vous.
|
|
|
|
Au printemps 2040 : le Grand Chamboulement, un évènement mystérieux, isole la vallée de la Drôme du monde extérieur. Plus d’électricité, plus d’essence disponibles ! A partir du 10 septembre, Dwatts vous plonge dans une série fiction en plusieurs épisodes. Et vous, comment vivrez-vous le Grand Chamboulement ? Que ferions-nous dans la vallée de la Drôme et le Diois, si l’énergie venait à manquer ?
Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus et imaginer comment agir : Dwatts propose trois dates de rencontres puis un parcours citoyen à partir du 2 novembre. Retrouvez les détails sur la page dédiée du site de Dwatts : 👉https://dwatts.fr/le-grand-chamboulement/
|
|
|
|
|
|
|
Une semaine dans la Drôme !
|
|
|
|
|
|
Après de multiples réunions toute la semaine, vendredi, l’Association Nationale des Elus de Montagne (ANEM), représentée par son vice-président Xavier Roseren (député Horizons de Haute Savoie) et son délégué général Olivier Riffard, me faisait l’honneur de venir dans la Drôme, à La Chapelle-en-Vercors 📍.
|
|
|
|
Une matinée riche d’échanges avec les élus de ma circonscription autour d’un enjeu essentiel : permettre à nos territoires de montagne de rester des territoires vivants. Nous avons entre autres parlé d’urbanisme, de partage de la montagne, d’accès aux soins, d’accès aux services publics et des risques liés au changement climatique : incendies, éboulements, manque d’eau… Vivre en montagne ne doit pas devenir un privilège. Nous devons permettre à celles et ceux qui y vivent d’y rester, d’y travailler et d’y accueillir de nouveaux habitants. Merci aux élus présents et à Xavier Roseren pour ces échanges.
|
|
|
|
|
|
Je me suis ensuite rendue avec Xavier Roseren, l’ANEM et des élus du territoire au stade Raphaël Poirée, sur les communes de Vassieux-en-Vercors📍 et de Saint-Agnan-en-Vercors📍, qui sera inauguré prochainement. Nous avons été accueillis par Christian Morin Président de l’Etablissement Public Industriel et Commercial qui gère les 6 stations de la Drôme. Ce lieu magnifique est un très bel exemple de « station quatre saisons », qui s’adapte à la diminution de l’enneigement en développant une offre toute l’année : ski-roue, tir à l’arc, disco-golf, mini-golf, trottinette, mais aussi des entraînements de haut niveau. Ici, l’enjeu est clair : faire vivre la montagne toute l’année. Car le changement climatique est déjà une réalité. Il y a 30 ans, on skiait encore dans la plaine de Vassieux. Aujourd’hui, les domaines skiables ont dû prendre de l’altitude. Merci aux élu-es et aux équipes qui font vivre ce beau projet et particulièrement à celles et ceux qui travaillent toute l’année. Merci infiniment à Claude Luttenbacher, le directeur d’exploitation qui dispose d’un savoir-faire incroyable, pour cette visite.
|
|
|
|
|
|
Je rencontrais ensuite Fleur Schmitt, éleveuse de chevaux du Vercors de Barraquand, à Solaure-en-Diois📍. Cet élevage, « Chose Promise », c’est l’histoire de la rencontre d’une famille du Vercors et d’une famille du Diois, c’est l’histoire d’une promesse entre les générations, c’est une très belle histoire. Le Barraquand compte aujourd’hui environ 400 chevaux en France. Une race encore fragile, mais qui connaît un nouvel élan depuis sa reconnaissance officielle en 2017. Cheval de montagne rustique, calme et docile, vivant en troupeau par tous les temps, il est parfaitement adapté à notre territoire. Historiquement utilisé par les éleveurs transhumants, il trouve aujourd’hui sa place dans l’agriculture et le tourisme équestre, et pourrait demain être davantage utilisé par l’ONF, les écogardes ou les brigades équestres de la Drôme ? Merci à tous les éleveurs et éleveuses de Barraquand pour leur passion et leur travail.
|
|
|
|
Cette année 170 photographes ont proposé leur travail, et une vingtaine seulement ont été sélectionnés. Je veux saluer particulièrement les bénévoles et les adhérents de Clic’Image parce que faire vivre une association pendant 25 ans, lui permettre de se renouveler et de grandir tout en conservant son identité, ce n’est jamais acquis. C’est du temps donné. C’est de l’énergie. C’est de la passion. Et c’est aussi une certaine idée de la culture qui se construit avec et pour les habitants, qui crée du lien et qui fait vivre nos territoires. Mille mercis à Clic’Images, mille mercis aux photographes, et aux milliers de visiteurs et visiteuses qui en ont pris plein des mirettes tout le week-end dans toute la ville de Chabeuil !
|
|
|
|
|
|
Samedi, j’étais à Nyons📍pour participer à la journée éco-citoyenne de ramassage des déchets dans l’Eygues. Près de 50 volontaires se sont mobilisés pour nettoyer les abords de la rivière. Une action collective coordonnée par la Communauté de communes, le Parc naturel régional des Baronnies provençales, la Ville de Nyons et le Syndicat de l’Eygues. Merci également aux volontaires de l’association VPN, Volontaires pour la Nature, qui œuvraient de leur côté à la réhabilitation d’un sentier. Cette journée existe désormais depuis 5 ans et prend chaque année un peu plus d’ampleur: après Rémuzat l’an dernier, c’est autour de Nyons que la mobilisation s’est déployée cette année. Derrière le ramassage des déchets, il y a un enjeu majeur : celui de l’eau, essentielle à notre alimentation, notre agriculture, notre biodiversité, nos paysages et la vie de nos rivières. Bravo à toutes celles et ceux qui se mobilisent pour faire vivre cette journée.
|
|
|
|
Dans un contexte où l’agriculture doit relever le défi du renouvellement des générations et du changement climatique, ces outils sont essentiels. Ils permettent aux producteurs de mieux valoriser leur travail, de mutualiser, de diversifier les productions et de maintenir une agriculture vivante sur nos territoires. Bravo à toutes celles et ceux qui font vivre cette belle aventure depuis 20 ans ! Longue vie à la Biasse Paysanne !
|
|
|
|
Enfin je poursuivais mes visites des forums des associations de la Drôme pour aller rencontrer celles et ceux qui font vivre notre territoire tout au long de l’année en donnant de leur temps et de leur énergie. J’étais d’abord sous les platanes de Buis-les-Baronnies📍aux côtés du premier adjoint de la commune, à la rencontre de toute cette vitalité associative qui caractérise les Baronnies, puis dans la salle des fêtes de Curnier📍où 24 associations du Haut-Nyonsais s’étaient réunies (une première depuis 2013 ! Bravo à l’AASHN pour ce bel événement fédérateur ! ), puis je terminais ma journée avec les associations de Dieulefit 📍. Un grand merci à l’ensemble des bénévoles qui s’engagent dans nos belles associations mais aussi à toutes celles et ceux qui les soutiennent.
|
|
|
|
Dimanche, je me rendais à Montréal-les-Sources📍qui recevait cette année l’assemblée générale annuelle des Montréal de France et d’Europe ! Une belle association qui fêtait cette année ses 60 ans et dont Montréal-les-Sources est un des membres historiques. L’association permet de nouer des relations entre les communes de Montréal partout dans le pays et même en Allemagne, notamment dans les domaines culturel, associatif et sportif. Elle regroupe aujourd’hui 7 communes membres (dont 6 en France) mais d’autres Montréal en Europe pourraient devenir membres associés. Nous avons pu rendre hommage aux Montréalais morts pour la France, puis écouter une délicieuse chorale, avant de partager un superbe apéritif à la Ferme Fortia.
|
|
|
|
Je me rendais ensuite à Cornillon-sur-l’Oule📍où se tenait le forum des associations de la Motte-Chalancon et Cornillon. J’en ai profité pour parcourir le Sentier d’Art situé en bordure du lac de Cornillon, aux côtés de Muriel Barra, et des élus de Cornillac et de Cornillon. Ce projet est né de la rencontre entre les Transhumances artistiques et le réseau d’artistes de la Vallée de l’Oule autour d’une ambition commune : faire dialoguer création contemporaine, paysages et habitants au cœur des Baronnies provençales. Les œuvres accueillies sur le site sont pensées pour dialoguer avec les caractéristiques du territoire : les paysages de la vallée de l’Oule, la présence de l’eau, les activités agricoles, les patrimoines naturels et culturels et les enjeux environnementaux contemporains. Mais ici, dans cet Espace Naturel Sensible, ZNIEFF, APPB, la création artistique, d’artistes venus d’ailleurs ou de la magnifique vallée, vient également valoriser cette zone reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle. Bravo aux élu-es du Syndicat Mixte du Pas des Ondes, au Parc Naturel, au Réseau d’Artistes de la vallée de l’oule, et l’équipe des Transhumances Artistiques, pour ce magnifique projet faisant revivre pour de nombreux habitant-es du territoire ce si joli coin de nature, pour une balade enchantée et artistique à découvrir absolument !
|
|
|
|
|
|
|
L’agenda de la semaine 🗓️
|
|
|
|
Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
|
|
|
|
|
|
|
|
|