Bonjour à toutes et tous,
|
|
|
|
|
|
Plus de 11 000 hectares calcinés en quelques jours. Pyrénées-Orientales, Gard, Aude, Hérault, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Drôme. Drôme : Juste chez nous, à Die où je me rendais samedi. Depuis, peu de mots pour décrire cette odeur de cendres qui flotte depuis dans toute la vallée. Plus de 3000 ha à l’heure où je vous écris.
Perdre le contrôle : on nous dit que c’est normal, face à un coup de foudre tombé sur ces pins il y a 10 jours, que rien n’était prévisible. Pourtant, ce n’est pas la foudre qui explique qu’il soit devenu le plus important que la Drôme ait connu depuis près de trente ans. Ce qui a transformé un départ de feu en catastrophe, c’est une forêt desséchée par des semaines de chaleur, des sols épuisés par la sécheresse, des températures supérieures à 35 degrés et des vents qui attisent les flammes.
|
|
|
|
Un été “normal”, celui qui commence (oui, il commence juste) avec trois vagues de chaleur inédites, des sols asséchés, des forêts dégradées, des rivières où l’eau se raréfie, des moyens de la sécurité civile épuisés. La nouvelle normalité : celle où l’on meurt de chaud dans les hôpitaux, où l’on part en estive sur des prairies sèches, où les oisillons meurent dans leurs nids, où l’on commande des dizaines de milliers de clim’ en urgence. On nous dit qu’il n’y a pas eu de manque d’anticipation, ni de préparation, ni de moyens.
|
|
|
|
Pourquoi avoir supprimé 40% des personnels de l’Office National des Forêts en 20 ans ? Et nous, qu’est ce qu’il nous reste ?
Pourquoi regarde-t-on avec insouciance les dixièmes de degré supplémentaires grimper, tout en encourageant à la destruction d’espaces naturels pour y construire des projets inutiles, tout en coupant les budgets de MaPrimeRénov’ et en ralentissant le rythme des rénovations thermiques. Pourquoi avoir accéléré, avec les lois d’orientation agricole et Duplomb, l’industrialisation venue d’ailleurs de notre agriculture ? Pourquoi avoir abandonné la loi de programmation des infrastructures de transport et les 100 milliards d’euros qui devaient notamment moderniser et adapter notre réseau ferroviaire? Pourquoi avoir massivement coupé dans le budget du Fonds vert, qui permet pourtant aux collectivités territoriales d’investir dans des mesures d’adaptation : ce fonds est passé de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 837 millions d’euros dans le budget 2026, avant que le Gouvernement ne décide, en pleine vague de chaleur historique, de le raboter de 162,5 millions d’euros supplémentaires, soit une baisse de près de 20 % en un seul coup ? Pourquoi s’être attaqué aux opérateurs qui agissent en faveur de notre adaptation : Météo-France, l’Ademe, Santé publique France, l’Office français de la biodiversité ? Et nous, qu’est-ce qu’il nous reste ?
Il nous reste le courage des sapeurs-pompiers de toute la Drôme et d’ailleurs, venus sauver ce qui peut l’être. Il nous reste l’abnégation de nos gendarmes, de nos élus locaux, de ces centaines de citoyens qui se sont proposés pour aider, apporter un peu de vivres, apporter un mot de soutien, proposer un hébergement, faire un dessin. Il nous reste cette solidarité incroyable qui fait la fierté du Diois, de ce petit bout de pays qui tire toute sa force de sa capacité à s’entraider quand les temps sont durs et incertains.
Je veux exprimer toute ma reconnaissance envers les plus de 600 sapeurs-pompiers engagés, les renforts venus d’autres départements, les pilotes, les équipes héliportées, les agents de l’Office national des forêts, les élus et les bénévoles. Leur engagement est exceptionnel. Ils luttent jour et nuit dans un relief escarpé, sous une chaleur écrasante, avec un vent qui change sans cesse la donne. Ils protègent nos villages, nos maisons, notre patrimoine naturel, souvent au péril de leur propre sécurité.
Il nous reste des centaines de solutions, que nous connaissons depuis bien longtemps, et qui n’attendent qu’un peu de volonté politique pour advenir : investir davantage dans notre sécurité civile et y trouver de nouvelles pistes de financements, renforcer et valoriser dignement le volontariat, renouveler les moyens aériens de la Sécurité civile, développer la prévention, accompagner les communes dans le débroussaillement et mieux gérer nos forêts. Végétaliser plutôt que bétonner, rénover les bâtiments, restaurer les écosystèmes, adapter nos pratiques agricoles, investir dans la modernisation de nos infrastructures. Faire une priorité de la réduction des émissions de gaz à effets de serre, protéger demain avant des intérêts court-termistes.
Reprendre le contrôle.
Il nous reste tout ça, et c’est infiniment précieux.
⚠️ Je me permets, face à l’urgence, de vous relayer les informations qui peuvent être utiles :
Concernant les évacuations : si les autorités (pompiers, gendarmerie ou mairie) ne sont pas passées chez vous, c’est que votre secteur n’est pas concerné à ce stade.
⚠️ Merci de ne pas céder à la panique et de suivre uniquement les consignes officielles (préfecture, ou sapeurs pompiers). Les équipes sur le terrain adaptent les mesures en fonction de l’évolution de la situation.
🙏 Merci de ne pas vous rendre sur le secteur afin de laisser les accès libres aux véhicules de secours.
Afin d’anticiper les besoins en cas d’évolution de la situation, deux formulaires ont été mis en place :
Hébergement temporaire : si vous pouvez proposer une solution de relogement d’urgence, merci de compléter ce formulaire :
https://framaforms.org/inventaire-solutions-relogement…
Accueil des animaux de ferme : si vous pouvez accueillir des animaux en cas d’évacuation d’un élevage, merci de compléter ce formulaire :
https://framaforms.org/inventaire-solutions-refuge…
|
|
|
|
C’est forcément compliqué de parler d’autre chose en ce moment, tant notre coeur et notre esprit sont accaparés par la forêt qui brûle. Pour autant c’est nécessaire que je puisse vous rapporter ce que j’ai pu faire en votre nom toute la semaine passée. J’y viens donc :
|
|
|
|
|
|
|
La tribune de la semaine : protéger les enfants avant tout
|
|
|
|
|
|
|
Le coup de pression de la semaine : la sommation interpellative de la grande distribution
|
|
|
|
C’est juste fou. L’universitaire et économiste des chaînes de valeur alimentaires Olivier Mevel, auditionnée dans le cadre de la Commission d’enquête de mes collègues sénatrices Antoinette Guhl et Anne-Catherine Loisier, sommé par huissier par les géants de la Grande Distribution de « s’expliquer » sur ce qu’il y a dit.
Les personnes auditionnées lors d’une telle commission d’enquête le sont au titre du concours à la manifestation de la vérité parlementaire. Elles bénéficient d’un cadre juridique protecteur justement conçu pour éviter les pressions ou représailles.
Et pourtant, voilà qui est fait : une tentative manifeste d’intimidation d’un universitaire reconnu, qui a juste témoigné des pratiques de la grande distribution, qui, sauf exceptions, abuse de sa position d’oligopole pour racketter les fournisseurs, en particulier dans l’agro-alimentaire. Pour cela, elle contourne les lois Egalim par deux biais principaux : les centrales de services et la localisation des négociations hors de France.
En créant des centrales de services, les distributeurs « proposent » à leurs fournisseurs des services dont l’utilité n’est pas toujours démontrée et dont le prix n’est pas toujours juste ; et en déplaçant les négociations en Belgique, voire en Suisse, les distributeurs échappent à l’application de la loi française – tout simplement !
Ce genre de pratiques, permises par une situation d’oligopole, n’ont pas leur place dans une économie libérale. Il est urgent de rétablir des conditions saines de négociations, par exemple en interdisant le cumul d’activités de services et de distribution, en rendant obligatoire la négociation sur le sol français ou… en garantissant des prix de vente qui ne peuvent être inférieurs a minima aux coûts de production pour les producteurs dans ces mêmes négociations…
L’urgence est à la fin de cette logique mortifère de pression à la baisse sur les prix, en particulier alimentaires, qui tue l’agriculture et l’industrie agroalimentaire française !
|
|
|
|
|
|
|
Le rapport de la semaine : les librairies en ruralité
|
|
|
|
Dans les différents territoires ruraux, ces librairies jouent un rôle culturel et social central: Elles sont ancrées dans leurs territoires, travaillent avec les acteurs de proximité et ont une activité d’animation soutenue. Mais elles rencontrent aussi des défis : la logistique plus compliquée, la fragilité économique marquée, surtout pour les plus petites structures qui affichent des niveaux de rémunération faibles, un stock très lourd et une rotation réduite. Une fois de plus, beaucoup dépend de l’engagement et la passion de ces professionnels malgré un modèle économique fragile.
Le sujet de l’accès à la culture partout doit davantage être suivi par les collectivités, les entreprises et l’Etat ! J’y travaille également !
Pour lire l’étude : https://www.monagendarural.fr/…/16-juin-des-livres-%C3…
Pour écouter le son sur France Culture :
https://www.radiofrance.fr/…/nicolas-libraire-en-milieu…
Pour découvrir le livret de propositions « culture en campagnes » : https://cultureruralite.fr/cultures-en-campagnes…/
|
|
|
|
|
|
|
La question de la semaine : sur la taxe foncière suite à l’arrachage de vignes
|
|
|
|
La filière viticole traverse une crise sans précédent : changement climatique, baisse de la consommation, concurrence internationale… L’arrachage des vignes est devenu une nécessité pour de nombreux viticulteurs et viticultrices. Mais ses conséquences pour les collectivités territoriales restent largement sous-estimées ! En effet, une fois les vignes arrachées, les parcelles sont reclassées dans une catégorie fiscale moins imposée. Cette mesure, indispensable pour accompagner les viticulteurs et viticultrices, entraîne cependant une baisse significative des recettes de taxe foncière sur les propriétés non bâties pour les communes concernées.
À Suze-la-Rousse 📍, dans la Drôme, les conséquences sont déjà bien réelles. En 2025, 150 hectares ont été déclassés. Près de 100 hectares supplémentaires le sont déjà en 2026, et cette dynamique devrait se poursuivre. Pour la seule année 2025, le manque à gagner est estimé à 12 600 euros.
Cette diminution des recettes intervient alors que les collectivités territoriales font déjà face à une réduction de leurs moyens, notamment avec la baisse de 5,3 milliards d’euros de la contribution de l’État prévue dans le budget pour 2026, dans un contexte de fragilisation croissante de l’autonomie fiscale des communes.
Nous devons accompagner les viticulteurs, mais nous ne pouvons pas laisser les communes supporter les conséquences financières de cette crise. Le gouvernement doit mettre en place des solutions afin de couvrir les pertes de recettes subies par les collectivités concernées.
Pour consulter les réponses (ou leur absence) à mes questions écrites au Gouvernement, c’est par là : https://www.assemblee-nationale.fr/…/PA793664/questions
|
 |
|
|
|
|
|
|
Samedi 11 juillet : Grand Banquet Républicain à Saillans ANNULÉ suite à l’évolution de l’incendie en cours
|
|
|
|
À la veille de la fête Nationale, j’avais l’intention de vous donner rendez-vous pour partager de manière conviviale et chaleureuse un banquet Républicain le samedi 11 juillet à partir de 12h sur les bords de Drôme à Saillans. Cependant, cette fête populaire est annulée du fait de l’incendie en cours dans le Diois, qui mobilise beaucoup d’entre vous, d’entre nous, et qui doit nous freiner dans l’organisation d’événements qui pourraient mobiliser les axes routiers, les moyens de la gendarmerie et de la sécurité civile. J’en suis absolument désolée.
|
|
|
|
Lundi, j’ai commencé la semaine par l’examen en Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire du projet de loi cadre transports, j’y ai défendu – et fait adopter (je vous dirai très vite), des amendements pour le développement de transports durables, solidaires et qui désenclave les territoires ruraux délaissés par les politiques gouvernementales.
|
|
|
|
Mardi, nous avons eu notre réunion de groupe hebdomadaire. J’ai poursuivi ma journée avec une réunion sur la proposition de loi transpartisane “forêts”, malheureusement plus que jamais d’actualité. Je vous en parlerai la semaine prochaine. En séance de questions au Gouvernement, Cyrielle Chatelain, notre présidente de groupe, a demandé au Premier Ministre de reconnaître, enfin, la responsabilité du gouvernement dans la canicule qui nous a frappé et dans les prochaines qui arriveront. Sa réponse était complètement décalée, en cherchant la polémique plutôt qu’en reconnaissant sa responsabilité, le gouvernement a une fois de plus prouvé son incapacité à reconnaître ses torts, même lorsque ceux-ci sont accablants.
En Commission des Affaires Economiques, j’auditionnais l’interprofession Interapi. La filière apicole est une filière essentielle en France. Derrière chaque pot, il y a un savoir-faire, des colonies, des transhumances, des saisons de travail, et un service rendu à toute l’agriculture, puisque l’on estime que 70 à 75 % des plantes cultivées dépendent de la pollinisation.
Et pourtant, c’est une filière prise en étau : frelons asiatiques, nivellement par le bas, potentielle réintroduction des néonicotinoïdes, fraude, concurrence mondiale, sont autant de dangers qui menacent la survie de la filière !
|
|
|
|
Mercredi, de nouveau en commission des affaires économiques, j’ai pu intervenir sur les décisions de classement ou l’étude des pétitions reçues sur le site de l’Assemblée Nationale. Nous avons étudié la pétition Duplomb 2 qui a malheureusement été classée par la commission, alors que pourtant signée par plus de 400 000 personnes. Un véritable déni de démocratie. Alors qu’il s’agit de la 5ème pétition à dépasser le seuil des 100 000 signatures à l’Assemblée. Nous demandions un débat public en hémicycle mais la commission a préféré isoler le Parlement du peuple au nom duquel il est censé légiférer.
J’ai également pu intervenir sur la pétition facturation électronique, également classée…Je vous raconterai tout cela bien vite.
L’après-midi, après un rendez-vous avec la filière Chanvre française, l’occasion de discuter des enjeux et menaces qui pèsent sur la filière, je suis intervenue, en commission des affaires européennes, sur la proposition de résolution européenne sur la maîtrise des usages et impacts des produits phytopharmaceutiques. Une réforme qui fera reculer l’Europe de trente ans : voilà ce que nous propose l’Omnibus X sur la santé et l’alimentation de la Commission européenne.
Ce texte prévoit en réalité, entre autres, assouplissements des règles d’épandage aérien de pesticides par drône, un affaiblissement majeur des garanties, pourtant déjà insuffisantes, sur les produits phytosanitaires : il s’agit en vérité d’une déconstruction sans précédent du système d’homologation des pesticides.
La Proposition de Résolution Européenne de mon collègue Dominique Potier, pour laquelle nous avons voté, demande notamment de doter en moyens humains plus conséquents l’EFSA, qui l’a elle-même réclamé : le recrutement d’une cinquantaine d’experts permettrait de traiter en trois ans, les quelque 200 dossiers aujourd’hui en attente et ce sans abaisser le niveau de protection sanitaire.
|
|
|
|
Enfin, la journée s’est achevée la conférence-débat « Quel financement pour la mobilité inclusive ? » que j’accueillais à l’Assemblée avec mon collègue Leseul !
D’année en année, le même constat s’impose : l’accès à la mobilité demeure profondément inégal sur notre territoire. Plus de 15 millions de nos concitoyens vivent aujourd’hui une forme de précarité de mobilité. Lutter contre ces renoncements, c’est refuser que le lieu où l’on naît et où l’on vit décide à lui seul de ce que l’on pourra accomplir.
Aujourd’hui, pour la première fois en France, le Laboratoire de la mobilité inclusive mesure le poids économique et dresse la cartographie de ces alternatives. Et ce poids, ramené à l’échelle nationale, a quelque chose de saisissant : le secteur représente environ 150 millions d’euros par an. Bien peu, au regard de l’immense besoin social auquel il répond. Je remercie immensément les associations, les acteurs de la mobilité solidaire, pour être venu-es nombreux-ses pour échanger sur ce sujet essentiel, dont nous ferons le meilleur, d’ores et déjà dans la Loi Cadre sur les mobilités !
|
|
|
|
|
|
|
Une semaine dans la Drôme
|
|
|
|
|
|
Jeudi, j’ai eu le plaisir d’échanger avec la classe de CM1/CM2 de l’école de La Baume-Cornillane📍, qui m’avait rendu visite à l’Assemblée nationale il y a quelques semaines avec Sébastien Arial, leur enseignant et directeur. Les élèves m’ont lu l’article qu’ils ont écrit et qui a été publié dans le journal communal sur leur visite à Paris. Puis j’ai pu répondre à leurs questions sur l’Assemblée et mon rôle de députée. On a pu échanger également sur leur superbe cantine associative : ici les repas sont préparés sur place chaque jour avec des produits locaux (Upie, Ourches, Vaunaveys-la-Rochette…). Ils m’ont par ailleurs fait part de leur plaisir à étudier dans une école multi-niveaux à la campagne, une école où il fait bon apprendre, et où les enfants s’épanouissent dans un espace sécurisant, à petits effectifs où chacun a l’attention qu’il et elle mérite. Merci pour ces échanges, et, fille moi-même d’un RPI, je reste encore plus engagée pour défendre nos écoles rurales !
|
|
|
|
|
|
Vendredi, je tenais d’abord ma permanence parlementaire à Nyons📍. Je poursuivais ensuite ma série de rencontres avec les élu-es municipaux avec des réunions à Dieulefit 📍puis à Bourdeaux📍où étaient convié-es les élu-es des communes de ces secteurs cantonnaux.
|
|
|
|
|
|
Toujours à Dieulefit 📍, je me rendais à la Maison de la Céramique pour échanger avec la directrice Nadège Locatelli aux côtés de Marion Boisjeol, conseillère municipale. Une rencontre qui a mis en lumière les défis pour maintenir l’activité de formation de céramistes sur le site malgré les astreintes financières régionales. La céramique est un patrimoine vivant de la Drôme. Il est essentiel de préserver ces savoir-faire drômois et d’accompagner ceux qui les perpétuent. Nous avons pu évoquer quelques pistes pour la suite et je suis aussi venue les assurer de mon soutien.
|
|
|
|
|
|
Enfin, je me rendais à Beaufort-sur-Gervanne 📍pour inaugurer la restitution des travaux du centre de secours. Dans une ambiance un peu particulière car les Canadairs qui luttaient contre le feu à Die passaient au-dessus de nous et plusieurs sapeurs-pompiers de la caserne étaient engagé-es à Die ou en revenaient. Une nouvelle occasion de les remercier sincèrement pour leur engagement !
|
|
|
|
|
|
Je me rendais ensuite à la marche organisée à Die 📍 comme dans de très nombreuses villes en France, pour demander la mise à l’ordre du jour de la proposition de loi que j’ai co-signée visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants.
|
|
|
|
|
|
Puis je me rendais au poste de commandement des sapeurs-pompiers qui luttaient contre le feu à Die 📍. Ce feu, qui avait démarré il y a plus de huit jours, avait été maîtrisé avant de ressurgir ces derniers jours. Un immense merci aux hommes et femmes mobilisés sur le terrain, venus de toute la Drôme et même d’ailleurs pour soutenir les sapeurs-pompiers drômois. Un immense merci aussi à la commune de Die pour la mise en place d’un accueil solidaire au gymnase, à toutes les structures qui ont fait des dons ainsi qu’à toutes les personnes qui se mobilisent bénévolement pour venir en aide à nos forces de sécurité. Vous faites la fierté de notre territoire.
|
|
|
|
|
|
J’allais ensuite à Valaurie 📍. Dans cette commune de 800 habitants, Valaurie, un café associatif, La Pause, a repris vie grâce à une dizaine de bénévoles, dont quatre particulièrement engagés. Après deux ans de fermeture et une réouverture en pleine période de Covid, ils ont transformé ce lieu en bien plus qu’un café. Ici, le prix est libre. On vient partager un café, discuter, rencontrer ses voisins, accueillir les visiteurs, apprendre quelques mots d’anglais ou d’espagnol. Ici, c’est aussi un point d’information touristique, où les visiteurs découvrent le territoire autant qu’ils rencontrent celles et ceux qui le font vivre. Un véritable lieu de vie, ouvert à toutes et tous. C’est aussi cela, l’avenir de nos territoires : des communes qui innovent, des habitants qui s’organisent et des lieux qui recréent du commun. Merci à Jean-Claude, Luc, Gérard, Jacqueline et à l’ensemble des bénévoles pour leur accueil et leur engagement.
|
|
|
|
|
|
Je me rendais ensuite à Saint-Restitut 📍. Aux côtés de Richard Voron et de Jean-Claude Armand, j’ai eu le plaisir de re-découvrir cette commune, aujourd’hui labellisée Petite Cité de Caractère, une reconnaissance qui récompense un patrimoine exceptionnel mais aussi le travail de celles et ceux qui le préservent et le font vivre. Nous sommes notamment allés voir la magnifique chapelle du XVe siècle, un lieu chargé d’histoire et de spiritualité, au cœur d’un village où la légende du Saint réputé rendre la vue, se raconte dans chaque bâtiment. Saint-Restitut, c’est aussi une mémoire plus récente. Celle de Jean Giono, qui aurait séjourné dans l’hôtel transformé en hôpital durant la Première Guerre mondiale. Celle également de la maison du général Rigaud, grande figure de la Résistance, qui rappelle combien notre patrimoine est aussi celui des femmes et des hommes qui ont façonné notre histoire. Un grand merci à Richard Voron et à Jean-Claude Armand pour leurs explications passionnantes et leur engagement en faveur de ce patrimoine remarquable, et à Madame la Maire Christine Forot pour son accueil.
|
|
|
|
|
|
Puis j’allais à Mirabel-aux-Baronnies 📍N’ayant pas pu assister à l’inauguration des travaux du 3 juillet, je suis allée à leur rencontre le lendemain pour découvrir les réalisations et échanger sur les défis auxquels ils font face. Le nouveau parking en est un bel exemple : un revêtement en partie perméable, une gestion plus durable des eaux pluviales grâce à une cuve enterrée de 120 m³ qui alimente les toilettes publiques. Des aménagements concrets qui montrent que l’adaptation au changement climatique se joue aussi à l’échelle de nos communes. Mais les échanges ont surtout porté sur les enjeux de fond : l’eau, les services publics, l’augmentation des prix de l’immobilier… Merci aux élus de Mirabel-aux-Baronnies pour leur accueil et pour cet échange sincère sur les réussites, mais aussi les défis auxquels nos territoires ruraux sont confrontés.
|
|
|
|
|
|
Enfin, je terminais ma journée à Suze-la-Rousse 📍où j’ai eu le grand honneur d’être intronisée Chevalier de la Commanderie des Costes du Rhône par son Grand Maître, Patrick Galant, aux côtés de Mme la Préfète de la Drôme, Monsieur le Prefet de l’Ardèche, le président du département et d’autres femmes et d’hommes réunis par une même passion : celle du vin, du terroir et des Côtes du Rhône. Pour moi, cette intronisation revêt une dimension très personnelle. Je suis la fille et la petite-fille de vignerons. J’ai grandi au rythme des saisons, des vendanges, du travail de la vigne et de l’attachement à une terre que l’on cultive avec patience, humilité et passion. Recevoir cet honneur, c’est aussi rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui, chaque jour, font vivre nos vignobles. Porter les couleurs des Côtes du Rhône, c’est aussi porter celles d’un territoire vivant, de ses vigneronnes et de ses vignerons, et défendre une viticulture qui conjugue excellence, transmission et adaptation aux défis de demain.
|
|
|
|
Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
|
|
|
|
|
|
|
|
|