Bonjour à toutes et tous,
Pour commencer, je laisse la parole à Emilio, élève de seconde à Crest, qui était en stage dans mon équipe pendant 2 semaines en juin avec Latika (que vous avez déjà lue dans un précédent journal de bord).
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“Je m’appelle Emilio, je suis en classe de seconde au lycée Armorin à Crest et j’ai eu l’occasion de passer deux semaines avec la députée Marie Pochon dans le cadre de mon stage d’observation de seconde.
J’ai beaucoup apprécié cette expérience assez unique, elle m’a permis de découvrir le métier et le rôle de députée sous plusieurs de ses aspects. J’ai pu dès mon premier jour participer à une transhumance et je me suis retrouvé face à un paysage magnifique en haut d’une montagne que je ne connaissais absolument pas. Tout au long de la randonnée, j’ai également pu entendre les discussions de Marie avec les bergers qui lui exposaient leurs problématiques et leur mode d’élevage : le pastoralisme.
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Après la transhumance j’ai passé le reste de la première semaine dans la Drôme en suivant Marie dans ses différents déplacements. J’ai notamment assisté à l’inauguration de la maison de santé à Mirabel-et-Blacons, rencontré les pompiers en intervention à Rochefourchat ou encore pris conscience des problèmes de distribution du journal du Diois. J’ai beaucoup apprécié cette première semaine, j’ai remarqué que dans de nombreux cas le travail de Marie Pochon est d’écouter les problématiques puis d’aider les concernés à faire le maximum pour les résoudre seuls et en parallèle Marie utilise son influence pour interpeller les personnes qui seraient en mesure d’y apporter des solutions. Pendant cette semaine j’ai également pu prendre conscience du travail énorme des collaborateurs et collaboratrices de Marie qui ont une mission de décorticage et d’apport d’informations sur les sujets sur lesquels Marie doit être opérationnelle. Ils et elles ont également la mission de prévoir et d’organiser les différents déplacements de Marie, ce qui représente un travail colossal !
La deuxième semaine j’ai accompagné Marie à l’Assemblée nationale à Paris. Durant la réunion de son groupe Écologiste et Social les discussions sur le choix des questions à poser au gouvernement étaient évidemment plus générales, mais basées pour certaines sur des observations faites par d’autres députés dans leur circonscription ; la question de la canicule était la plus urgente sur le moment.
J’ai eu la chance de visiter l’Assemblée et j’ai même pu assister à une séance de débat d’une loi. Pendant la séance j’ai réalisé à quel point le métier de députée pouvait être polyvalent, en quelques jours on pouvait passer de discussions en haut d’une montagne dans un cadre magnifique et une ambiance idyllique à un débat bien plus abstrait sur l’attribution ou non de plus d’autonomie à la Corse ; débat qui fut de plus perturbé par les insultes qui fusaient à travers l’hémicycle.
J’ai énormément apprécié ce stage qui, en plus de porter sur la politique, un sujet qui m’a toujours attiré, était très instructif. En effet, j’ai pu comprendre le fonctionnement de l’Assemblée et déconstruire certains préjugés que j’avais sur le métier de députée qui dans mon imaginaire se résumait bien plus à un travail de bureau.Je remercie énormément Marie, Jérémy, Perrine, Clotilde, Sarah et Loane de m’avoir permis de vivre cette expérience extrêmement enrichissante !.”
Merci à toi Emilio d’être venu partager notre quotidien pendant ces deux semaines, et je te souhaite une très belle continuation !
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« Faire beaucoup avec peu« , c’était ce à quoi Michel Barnier avait enjoint les français-es il y a quelques mois. En Drôme, c’est ce que nous faisons : et je n’ai assez de remerciements pour les centaines de sapeurs pompiers qui ont été mobilisé-es, les pilotes, les hommes et femmes du rang, les services de gendarmerie, de soins, les agriculteurs, les militaires, les agents de l’ONF, les élus locaux, les habitantes et habitants qui font honneur à la solidarité drômoise.
Face à l’ampleur des feux de forêts, conséquence directe, avec l’intensification des vagues de chaleur suffocantes et des sécheresses, des changements climatiques liés aux activités humaines, non, nous ne sommes pas prêts. Nous ne sommes pas prêts à partir du moment où des gens meurent de chaud dans les hôpitaux, où les enfants finissent l’année scolaire dans des classes surchauffées, où nos aînés sont isolés pour le vieil âge face à la chaleur. Nous ne sommes pas prêts au moment où nous sommes obligés de choisir entre ce que nous voulons sauver des flammes et ce que nous sommes obligés d’accepter de laisser brûler.
J’ai donc interpellé le Ministre de l’intérieur Laurent Nuñez lors de ma question au Gouvernement le 7 juillet : “Vous avez refusé tant de mesures d’adaptation, vous avez supprimé 40% des personnels de l’Office National des Forêts en 20 ans, vous avez commandé des canadairs puis décommandés pour question budgétaire. Ceux qu’on a sont dans le sud. Mais nous, qu’est ce qu’il nous reste ?
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Les solutions, nous les connaissons : dès 2022, nous demandions déjà des moyens supplémentaires pour les SDIS ainsi que 4 canadairs de plus. Les alertes scientifiques ont été ignorées depuis des années, on ne fait rien pour adapter nos forêts par exemple, la mortalité de nos forêts a été multipliée par deux en 10 ans, et maintenant on se retrouve à devoir arbitrer entre des dizaines de feux en même temps. Mais si on continue ainsi, chaque année ce sera pire, et on ne sera jamais prêts.
Monsieur le Ministre, le vent s’intensifiera demain. Allez-vous s’il vous plaît débloquer des moyens supplémentaires en urgence ?«
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Le mercredi 8 juillet au matin, le feu continuait de progresser et la radio ICI Drôme Ardèche m’a invitée pour parler de la situation. Les deux canadairs promis la veille par le Ministre de l’Intérieur en réponse à ma question n’étaient pas (encore) arrivés : ils sont partis en Corse suite à un départ de feu, et d’autres en Ardèche. Le cabinet du Ministre m’annonçait alors 100 départs de feu par jour, et une incapacité à tout gérer de front.
Dans la même journée, suite à une demande de renfort aérien par le SDIS de la Drôme, nous avons avec mes collègues sénatrices et sénateurs de la Drôme officiellement demandé au Ministre de l’Intérieur d’envoyer, en urgence, le matériel aérien dont ils avaient besoin. Le feu de forêt qui s’est déclaré dans le massif de Justin le 24 juin s’était alors étendu sur 2500 hectares, il en parcourra 4400…
Jeudi, sitôt rentrée dans la Drôme, je me rendais à Montmaur-en-Diois📍, puis à Barsac📍 avant de participer à la réunion bi-quotidienne en sous-préfecture de Die instaurée depuis le début de la semaine pour faire le point sur la situation. Le lendemain, j’étais l’invitée de France 3 Rhône Alpes pour évoquer l’incendie mais aussi pour porter un message d’alerte : nous devons donner à nos services de secours les moyens de faire face à des incendies qui deviennent plus fréquents et plus intenses et nous devons enfin engager une véritable politique d’adaptation au changement climatique. Adapter nos forêts, notre gestion de l’eau, notre agriculture, nos infrastructures : ce n’est plus une option, c’est une nécessité. Prévenir ces catastrophes, c’est protéger des vies, préserver nos territoires et éviter des coûts humains, environnementaux et économiques considérables. Nous devons nous doter d’une trajectoire d’anticipation de ces risques climatiques à venir et poser une ambition, que ce soit dans le traitement des canicules et des vagues de chaleur, dans la préparation des risques majeurs, inondations, incendies et bien évidemment dans l’atténuation de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous ne pouvons laisser les sapeurs au front sans avoir tout fait, tout fait, pour réduire les risques auxquelles ils et elles s’exposent pour nous protéger.
J’ai passé la fin de semaine à Die et dans le Diois pour être au maximum à vos côtés pendant cette épreuve. Je veux dire que ce que j’y ai vu et entendu, au-delà de la colère légitime, et des espoirs pour la suite que je m’évertuerai à accompagner avec les services de l’Etat, c’est immensément de force et d’entraide. Je veux vous dire que c’est absolument admirable et que c’est ce qui nous permettra de tenir demain, face à peut être d’autres crises que nous aurions à affronter, et que j’espère que nous ne perdrons jamais cela.
A d’autres échelons, il est urgent que nous réagissions pour reprendre le contrôle : c’est ce que je disais dans le Journal du Diois la semaine passée.
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Le combat de la semaine : contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre
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Le mardi 7 juillet, l’Assemblée adoptait un texte d’une gravité exceptionnelle, la loi visant à “reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre”.
Mon collègue Pouria Amirshahi l’a parfaitement exprimé en lisant la très belle lettre du père de Souheil, papa d’un jeune mort suite à une intervention policière. Il faut bien évidemment donner les moyens aux forces de l’ordre de pouvoir intervenir en cas d’infraction à la loi, mais cette loi remet en cause la présomption d’innocence des personnes tuées en leur instituant une présomption de culpabilité dès lors qu’un policier leur a tiré dessus; et c’est par ailleurs accorder un pouvoir de vie ou de mort, sans garantie d’enquête, sans justice indépendante, sans ces garde-fous essentiels de notre état de droit, aux forces de l’ordre.
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Je vous invite, vraiment, à écouter cette prise de parole, car je crois que ce texte dont on n’a finalement peu parlé est vertigineux de remise en cause de l’état de droit. J’ai bien évidemment voté contre, cependant cela n’a pas suffi face à l’alliance désormais habituelle entre les députés RN, LR et des Macronistes, qui ont adopté le texte (et qui part donc au Sénat).
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Sur l’ensemble de la législature, le groupe macroniste a voté dans le même sens que le RN sur 53,8% des scrutins. C’est plus qu’avec les socialistes (46,6%) et presque 3 fois plus qu’avec LFI (35,1%).
Méthodologie : open data officielle de l’Assemblée nationale, 7 981 scrutins publics (oct. 2024–juil. 2026).
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La loi de la semaine : une proposition de loi transpartisane pour sauver nos forêts
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Partout en France, l’état de nos forêts est alarmant, ces dernières, abîmées par les variations météorologiques fortes, impactées par les insectes, qui sont plus fragiles face aux incendies. En 10 ans, la mortalité de la forêt française a été multipliée par deux. Pourtant, la politique forestière devrait être au cœur de nos préoccupations, la bonne santé des arbres et de l’écosystème qu’ils abritent étant essentiels pour lutter contre le changement climatique.
Nous proposons un fonds national d’adaptation des forêts au risque d’incendie (finançant la prévention, l’adaptation et la réduction de la vulnérabilité des forêts), et le renforcement d’une gestion forestière à court et long terme centrée sur l’adaptation au changement climatique et à son atténuation, ainsi que des moyens humains au CNPF et à l’ONF (qui ont vu leurs effectifs baisser de 40% ces vingt dernières années…).
L’urgence est là, devant nous, dans toutes ces braises qui couvrent nos montagnes. Nous demandons l’inscription d’urgence de notre proposition de loi signée par des député-es de 8 groupes différents à l’ordre du jour de l’assemblée nationale.
Plus de détails dans cet article de Mediapart 👉https://www.mediapart.fr/…/en-pleine-canicule-des…
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La tribune de la semaine : canicule, incendies, et nous qu’est ce qu’il nous reste ?
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L’annonce de la semaine : un guichet unique pour les personnes et structures sinistrées par l’incendie du Diois
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Suite à l’incendie qui a durement touché notre territoire, de nombreux habitants, agriculteurs, associations, entreprises et acteurs locaux font face à des dégâts et à des situations difficiles.
L’État met en place un « guichet unique » pour permettre aux personnes et structures sinistrées d’être recensées, accompagnées et orientées vers les dispositifs de soutien adaptés.
Une adresse dédiée est désormais disponible :
pref-relance-diois@drome.gouv.fr
Ce dispositif doit permettre de mieux évaluer les dommages économiques liés à l’incendie ; de faciliter les démarches auprès des services de l’État, des assurances, des organismes sociaux, des banques et des chambres consulaires ; d’apporter une réponse coordonnée aux besoins du territoire.
Je reste pleinement mobilisée aux côtés des habitantes et habitants du Diois, des communes et de l’ensemble des acteurs touchés. La reconstruction nécessitera du temps, de la solidarité et un accompagnement à la hauteur des enjeux. Merci à toutes celles et ceux qui se mobilisent depuis le premier jour pour protéger, aider et reconstruire notre territoire.
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Cette réforme du règlement, c’est rien de bien passionnant pour vous sans doute, car ça concerne en premier chef les député-es, mais cela est important car cette assemblée est sensée être celle du peuple (= la vôtre!) : en matière de déontologie, de moyens des députés, de transparence, de place du lobbying, du rythme parlementaire, du traitement des pétitions signées sur le site de l’assemblée nationale… Malheureusement mes collègues ont refusé tous mes amendements pour cesser les séances de nuit, justifier toutes les dépenses faites avec l’avance de frais de mandat (ce n’est pas le cas aujourd’hui), rendre transparente la source des amendements déposés.. Nous aurons le débat en séance publique en septembre : je vous tiendrai au courant bien évidemment !
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Un film qui parle d’agriculture et du monde rural, un film touchant qui questionne sur l’avenir de notre agriculture française à travers le regard de Jérôme Bayle, éleveur bovin en Haute-Garonne et devenu figure nationale depuis les manifestations agricoles en 2024. Mille mercis pour ce beau film que je suis fière d’avoir accueilli à l’Assemblée Nationale.
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Une semaine dans la Drôme
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Mardi, j’étais représentée à Allex📍lors de la réunion de la Commission locale de l’eau (CLE) du bassin versant de la Drôme. La réunion du jour était importante, puisqu’elle était l’occasion d’installer la nouvelle Commission locale de l’eau, d’élire sa présidence et ses vice-présidences, et d’accueillir de nouveaux représentants du territoire.
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Jeudi, après être passée au Gymnase de l’espace Soubeyran de Crest📍 qui accueillait des enfants déplacés de leur colonie de vacances dans le Diois à cause de l’incendie.
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A Montmaur, le maire m’a accueillie avec un petit groupe de villageois. Ils étaient plusieurs à revenir ici, au bas du village, à l’entrée de la route, à y passer les journées, observant les entrées et les sorties, les passages de l’aviation de la sécurité civile, des pompiers, aux côtés d’une équipe de gendarmerie, alors même qu’ils et elles avaient été relogé-es ailleurs : des habitant-es qui tiennent leur village. Dernier habitant, le Maire, relogé à l’hôtel du bas, comme un capitaine qui ne quitte pas le navire. Avec les gendarmes, nous sommes allé-es constater un départ de feu dans le haut du village. Traverser ce village fantôme, constater heureusement les maisons intactes, voir le sol calciné si près du chemin et des maisons, observer le travail admirable des sapeurs et leur mission – préserver les vies et le bâti – atteinte avec les maisons et les bâtiments agricoles remplis de paille et de foin, intactes. Mille mercis aux gendarmes de nous avoir laissés assister à quelques minutes de leur mission quotidienne ces jours-ci : surveiller les départs de feux, protéger les populations, passer les informations, surveiller les maisons parfois évacuées – et puis rassurer, informer, aider. Hier et aujourd’hui, il a plu un peu dans le Diois. Peut être que ces pluies annoncent la fin de l’incendie, de cette lumière orangée, des fumées. Peut être alors sera-t-il temps de sortir de l’impuissance ?
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A l’entrée du village, je vois cette cuve de 50m3 attelée à un beau tracteur Massey-Ferguson, et deux autre cuves de 25m3. Faire venir l’eau au plus près du feu, cette idée, les chasseurs et les agriculteurs de la commune l’ont eue dès le début de l’incendie. Il a fallu attendre la validation de la préfecture, m’indique le maire, mais depuis que c’est en place, cette aide concrète fait économiser 30 minutes de trajet à chaque rotation pour les sapeurs. Les camions se succèdent au ravitaillement. D’abord les sapeurs pompiers de l’Ain, puis ceux de la Savoie, puis les drômois. Je les vois descendre des camions fatigués, eux qui prennent sur leurs congés pour protéger notre forêt et là ils sont pris en charge par les habitant-es avec un ravitaillement, une aide au chargement des réserves d’eau pour les camions…Et puis dans la salle des fêtes c’est la cantine. 80 repas à chaque service, organisés par les habitant-es de la commune. Une logistique incroyable. 6 bénévoles par service. Une salle de repos. De la nourriture pour les petits creux. Et même les hydrolats de Frisou. La menthe poivrée en cas de coup de pompe, la verveine pour le stress. À Barsac, beaucoup de la forêt aura brûlé. Mais ce qu’il nous reste c’est ce que nous savons faire la solidarité, l’entraide, la complémentarité entre l’organisation des sapeurs pompiers, et celles des habitantes et habitants, qui connaissent leurs montagnes, et dont les idées remarquables comme celle ci foisonnent. À Barsac, ce que j’ai vu ce sont des habitant-es qui tiennent leur village, envers et contre tout.
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C’est quelque chose à part, une non-urgence face à l’urgence d’éteindre l’incendie dans nos forêts, et pourtant : avec les campings et établissements évacués, il y aura sans nul doute des centaines d’acteurs du tourisme, hôtels, gîtes, campings, centres d’hébergement, restaurants, loueurs de matériel, guides, bars, lieux de fête et de retrouvailles qui pâtissent et vont pâtir économiquement non seulement des flammes, mais aussi de ces intenses chaleurs qui vont affecter toute l’économie touristique du territoire : ici c’est quelques semaines perdues en termes de réservation, pour des lieux souffrant déjà des coupes dans le secteur associatif. Cela doit être un point d’alerte : dans l’immédiat, pour continuer à aller dans le Diois, profiter de sa gastronomie de ses bons produits, de sa qualité d’hébergement, de ses merveilleux paysages et de la grande qualité de sa population (🩷), puis dans les prochaines semaines, pour accompagner les acteurs économiques de notre territoire pour qu’ils puissent bénéficier d’accompagnement et d’aide de la part des différents échelons. Je me tiendrai bien évidemment à leurs côtés dans cette demande légitime.
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Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
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