Bonjour à toutes et tous,
|
|
|
|
|
|
Il y a exactement vingt ans, en 2006, j’étais une de celles qui m’étais mobilisée et avais bloqué mon établissement, le Lycée Albert Triboulet à Romans-sur-Isère, pour contrer la réforme du Contrat Première Embauche (CPE).
|
|
|
|
Déjà, à l’époque, nous avions raison de nous mobiliser : d’abord parce que la parole de la jeunesse est légitime et doit être écoutée, notamment quand on parle de politiques publiques qui engagent voire cadenassent son avenir. Également parce que, fort-es de notre mobilisation durable et déterminée, du soutien des étudiant-es, et d’une partie importante de la population, à l’époque, nous avions gagné, et évité une étape supplémentaire dans la précarisation et le mépris de la jeunesse de ce pays.
|
|
|
|
Parce que ce qu’ils demandent est une évidence : plan de rénovation thermique des établissements, revalorisation salariale des enseignants, recrutement de professeurs et de remplaçants, réduction du nombre d’élèves par classe, révision des rythmes scolaires – particulièrement important en ruralité où il faut souvent prendre le seul bus qui passe très tôt et revenir chez soi le soir très tard, laissant peu de place aux devoirs, aux loisirs, ou au sommeil; recrutement de psychologues et d’infirmier-es scolaires; abrogation de ParcourSup. Parce que le rôle d’un-e élu-e est d’écouter et de représenter non seulement celles et ceux qui peuvent voter, mais également ceux qui ne le peuvent pas, mais que nos décisions vont venir impacter. Beaucoup m’ont demandé ce matin pourquoi j’étais là : je questionne pour ma part les absences, qui ont pour mission la défense de l’intérêt général et qui ne sont pas aux côtés de notre jeunesse quand elle se mobilise avec colère mais aussi avec beaucoup d’espoir. Au Lycée Armorin, les lycéen-nes ont organisé la veille une assemblée générale où chacune, chacun, aura pu donner son opinion, se positionner, décider ensemble de la suite du mouvement : c’est là l’exercice de la plus belle manière de faire de la politique et de la construction de la citoyenneté qui est le but premier de l’école publique et républicaine. Lors de l’examen du budget, et comme chaque année, je resterai mobilisée pour la rénovation du bâti scolaire, la suppression de ParcourSup, renforcer les obligations réglementaires de l’enseignement privé, revaloriser les salaires des personnels de l’éducation nationale, améliorer le taux d’encadrement, défendre une école véritablement inclusive..; en continuité avec la proposition de loi que j’ai déposé en mars dernier visant à instaurer un moratoire sur les fermetures de classe.
|
|
|
|
|
|
Parce qu’enfin, le seul investissement qui vaille c’est celui de l’éducation et de la jeunesse. Je l’ai souvent citée, cette phrase de François Bayrou, notamment quand j’appelais à sa censure 😇: “Il n’y a qu’une seule question politique : comment voulons-nous élever vos enfants ?”.
|
|
|
|
Entre les changements climatiques, l’IA, les budgets d’austérité qui se succèdent, la guerre aux frontières de l’Europe, la jeunesse d’aujourd’hui est légitimement inquiète. Le choix du Gouvernement est aujourd’hui d’y répondre par des tirs de LBD, des mains arrachées et des yeux crevés, en les qualifiant “d’accidents” sans jamais remettre en cause la méthode employée de maintien de l’ordre, par l’avancement de l’examen de la loi “casseur-payeur” (qui en vérité ferait payer ceux qui n’ont pas cassé mais “étaient à côté”), par la peur, en ayant demandé aux forces de l’ordre d’agir vis-à-vis des lycéens sans “aucune consigne de retenue”. On ne devrait jamais avoir peur de faire usage de son droit de manifester. Je n’aurais pas dû entendre des enfants de 14 ans ce matin se préparer à participer aux rassemblements valentinois avec du sérum phy, un contact d’avocat et la peur au ventre.
Mardi dernier, comme tous les autres jours, où j’accueille régulièrement des lycéens à l’assemblée comme je leur présente mon mandat dans leurs classes, je voulais être à leur écoute, leur dire que se mobiliser devant son lycée est un acte éminemment politique et qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir 18 ans et de voter pour s’engager, leur dire que je les encourage à s’investir dans la vie publique, à défendre leurs droits, et à exercer ce si précieux droit qui caractérise les grandes démocraties, qui est celui de manifester.
|
|
|
|
|
|
|
Le combat de la semaine : pour une gestion durable des forêts !
|
|
|
|
Nous avons pu voir concrètement comment ce groupement forestier travaille depuis des années à l’adaptation de ses 170 hectares. Dans la Drôme, 75 % de la forêt est privée. Cela représente près de 266 000 hectares et des 40 000 propriétaires, sur des parcelles parfois toutes petites et très morcelées. Le rôle du CNPF est donc essentiel pour les accompagner dans leurs choix.
À Chamaloc, on expérimente, on diversifie les essences, on favorise la régénération naturelle, on développe le sylvopastoralisme et on adapte les infrastructures face au risque incendie. Face au changement climatique, il n’y aura pas de recette miracle. Notre responsabilité est de donner aux forêts les moyens de s’adapter, et aux propriétaires les moyens de faire les bons choix. Merci au CNPF et à toutes celles et ceux qui, sur le terrain, accompagnent les propriétaires dans l’adaptation nécessaire de nos forêts, face à un climat qui change.
|
|
|
|
En fin de journée, j’organisais à Solaure-en-Diois 📍une soirée d’échange sur l’avenir de nos forêts.
Après les incendies de cet été, avec des représentants du CNPF, de l’ONF, et des communes forestières, des agriculteur·ices, des élu·es, des forestier·ères et de nombreux·ses habitant·es, et mon collègue Hendrik Davi, nous avons échangé sur les impacts du changement climatique sur nos forêts, et les leviers qu’ils faudrait activer dans ce contexte. Diversifier les peuplements, expérimenter, favoriser la régénération naturelle, limiter les coupes rases, mieux accompagner les propriétaires, renforcer les moyens de l’ONF et du CNPF, mieux anticiper les risques, soutenir nos filières locales: nous avons besoin d’une véritable politique d’adaptation.
C’est ce que je porte avec Hendrik Davi Hendrik Davi dans la proposition de loi transpartisane portant modification de la politique forestière pour répondre aux enjeux d’adaptation des forêts au changement climatique que nous avons présenté ce soir-là.
Cet été, le Diois a montré sa force et sa solidarité face aux incendies. Cette énergie doit maintenant être au cœur de la reconstruction et de l’avenir du territoire, et les citoyen-nes ne doivent pas être mis de côté dans cette perspective. Je m’emploierai à porter leur voix, auprès de la représentation de l’État dans le département, et du Gouvernement en ce sens. Car les bonnes idées, elles sont aussi ici, sur le terrain, et j’espère que ce type de soirée (même si ce n’est qu’une première étape) permet de rapprocher un peu les mondes. Mille mercis aux plus de 300 personnes présentes, j’espère que cette soirée sera utile à notre avenir ici dans le Diois !
Pour écouter (ou réécouter) cette soirée grâce à RDWA (que je remercie !) 👉Soirée publique « Adapter les forêts à un climat qui change » – RDWA – Radio Diois
Pour consulter notre proposition de loi 👉 Proposition de loi, n° 3085 – 17e législature – Assemblée nationale
|
|
|
|
|
|
|
La proposition de loi de la semaine : pour la défense du pastoralisme !
|
|
|
|
Cette proposition, c’est aussi un travail commun avec l’ensemble des organisations pastorales françaises ainsi que les éleveurs et gardiens de troupeaux.
Le pastoralisme est une activité fondamentale dans nombre de nos territoires ruraux et une richesse formidable. Un pilier économique et patrimonial, qui contribue à l’aménagement de nos montagnes et de nos plaines, et à la préservation de leur biodiversité, sans compter la prévention des incendies et la captation carbone à laquelle contribuent les prairies. C’est un élevage extensif, de pâturage, autonome car dépendant de fourrages et d’herbe, qu’il est nécessaire de soutenir, face à l’explosion des coûts de nos dépendances et la poursuite d’objectifs de souveraineté alimentaire et agricole.
L’élevage n’est pas un tout homogène. “Défendre l’élevage” ne veut pas dire grand chose, tant les pratiques sont différenciées. Nous proposons ici de soutenir la singularité de ce mode d’élevage qui fait l’identité de tant de nos territoires.
Et il connaît des défis immenses pour sa préservation. Changement climatique et sécheresse, gestion de l’eau, notamment dans les alpages, prédation, concurrence déloyale avec les accords de libre-échange, revenus, accès au foncier, installation de nouveaux éleveurs, recrutement, coexistence des usages, prédation, valorisation d’un métier difficile et contraignant…Pour concrétiser les propositions de notre mission d’information et préparer l’avenir de cet élevage vertueux, la proposition de loi que nous déposons vise, plus de 50 ans après la dernière loi pastorale, à en renforcer la gouvernance, à sécuriser le foncier, à améliorer le statut des bergers et des chiens de protection, à valoriser les pratiques environnementales, à soutenir les races locales, le maillage des outils de transformation, tout en cherchant à rendre le métier plus attractif et résilient.
Soutenir le pastoralisme est absolument essentiel, face à l’explosion des coûts de production liés aux intrants importés et un été 2026 absolument catastrophique du point de vue des feux de forêts, de par sa capacité à prévenir ces incendies, en maintenant les milieux ouverts.
Nos propositions :
➡️Article ler : Pour une définition législative du pastoralisme
➡️Article 2 : Création de comités départementaux pastoraux
➡️Article 3 : Faciliter le déploiement des structures issues de la loi pastorale de 1972
➡️Article 4 : Garantir un maillage territorial suffisant des services pastoraux
➡️Article 5 : Reconnaître le rôle du pastoralisme dans la préservation des écosystèmes
➡️Article 6 : Créer des zones pastorales dans les documents d’urbanisme
➡️Article 7 : Reconnaître la spécificité du métier de gardien de troupeau
➡️Article 8 : Renforcer la médiation entre les activités pastorales et les autres usages des espaces naturels
➡️Article 9 : S’appuyer sur le pastoralisme dans la défense des forêts contre les incendies
➡️Article 10 : Soutenir les races locales adaptées aux systèmes pastoraux
➡️Article 11 : Garantir un maillage territorial des abattoirs
➡️Article 13 : Mise en place d’un fonds permettant de soutenir le pastoralisme
|
|
|
|
|
|
|
Le scandale de la semaine : Patrick Pouyanné préfère un monde en guerre
|
|
|
|
Le gouvernement, qui propose 55 milliards de coupes et d’économies dans le budget de la Nation, propose de mettre fin à la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises et se refuse à toute contribution des plus aisé-es.
Pendant ce temps, la vie pour la majorité des gens c’est la galère de l’explosion des prix du carburant, les déplacements qu’on annule, les repas qu’on saute, les vacances supprimées, l’angoisse pour l’avenir, la misère dans laquelle certain-es plongent. Ce sont les agriculteurs qui mettent la clef sous la porte, les petites entreprises qui arrêtent leur activité, les comptes qui ne s’équilibrent plus.
TotalEnergies ne paie pratiquement pas d’impôt sur les sociétés en France, bien qu’elle y réalise plus de 20 % de son chiffre d’affaires mondial. Le groupe n’a d’ailleurs versé aucun impôt sur les sociétés en France.
Depuis quand acceptons-nous que les plus riches deviennent de plus en plus riches quand tant d’entre nous deviennent de plus en plus pauvres ? Depuis quand acceptons-nous que ceux qui s’emplissent les poches grâce à nous et nos dépendances ne contribuent pas au bien commun à leur juste part ?
L’étude du budget commence à l’assemblée nationale. Nous y défendons un monde paisible, et l’opportunité de la justice fiscale.
Pour lire l’article des Echos 👉« Je préfère un monde de bouleversements à un monde paisible » : le discours sans fard du patron de TotalEnergies – Les Echos
|
|
|
|
|
|
|
Une semaine à Paris… et à Cournon !
|
|
|
|
|
|
Mercredi, je siégeais dans ma commission Développement Durable et Aménagement du Territoire où j’ai notamment auditionné Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, sur le rapport public thématique 2026 sur la transition écologique. Puis, j’ai pu échanger avec quelques représentantes du réseau français des centres EUROPE DIRECT dont fait partie la Maison de l’Europe Drôme Ardèche. À l’occasion d’une réunion de leur réseau à Paris, elles ont pu assister à une séance de questions au gouvernement ce mercredi.
|
|
|
|
Jeudi, j’ai passé la journée, comme chaque année, au sommet de l’élevage à Cournon d’Auvergne📍, avec la délégation Écologiste! A l’occasion de cette édition spéciale en l’honneur de l’année internationale du pastoralisme, j’ai eu le plaisir de présenter ma proposition de loi pastorale notamment lors des « Rencontres Pasto », aux côtés de l’ensemble des acteurs pastoraux. J’ai aussi eu l’occasion d’intervenir sur l’adaptation des machines agricoles aux femmes agricultrices et de rencontrer une multitude d’organisations et d’éleveurs pour évoquer l’actualité à la suite d’un été 2026 catastrophique. Soutenir un élevage plus autonome et plus robuste face aux changements climatiques et aux chocs géopolitiques, c’est ce que j’essaie de faire à travers la loi pastorale et nous sommes nombreuses et nombreux à agir en ce sens pour préparer au mieux l’agriculture et l’élevage de demain ! Et comme je vous le disais plus haut, j’ai également profité de l’occasion pour remettre la proposition de loi transpartisane sur le pastoralisme à Madame la Ministre Annie Genevard ! Alors que 2026 est l’année internationale du pastoralisme, nous avons travaillé depuis plusieurs mois avec mes collègues député-es et les organisations pastorales pour concrétiser des propositions pour renforcer le pastoralisme. Nous espérons à présent que le gouvernement l’inscrira à l’ordre du jour d’ici la fin de l’année ! J’y mets, en tout cas, toute mon énergie.
|
|
|
|
|
|
|
Une semaine dans la Drôme
|
|
|
|
|
|
Mardi, je venais soutenir le mouvement de protestation lycéen avec les élèves de la Cité Scolaire Armorin de Crest 📍. L’apprentissage de la citoyenneté. Les AG où on exprime une opinion, où l’on argumente, où l’on convainc, où on décide collectivement de son devenir. La mobilisation collective. Les pancartes, les levers à pas d’heure, les revendications. La conviction que parce qu’on est ensemble, qu’on est nombreux, qu’on le montre, on pourra être écouté-es, on pourra peser sur le cours des choses, sur nos vies présentes et à venir. Le courage de faire tout cela. L’espoir.
|
|
|
|
|
|
Samedi, je me rendais à Montéléger📍pour participer à une table ronde dans le cadre des Rencontres Régionales du réseau AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) sur le thème “Changements climatiques: quel·les paysan·nes et quelle agriculture pour tous nous nourrir demain ?”. Une table ronde passionnante pour débattre des ruptures qu’il nous faut conduire pour permettre une alimentation saine et installer massivement des paysan-nes demain.
|
|
|
|
En fin de journée, alors que je passais mon week-end en séminaire d’équipe avec la majorité de la ville de Crest, je participais à Crest📍à une marche lumineuse pour Octobre Rose organisée par le Rotary club Crest Vallée de la Drôme : une marche émouvante, en l’honneur des femmes victimes de cancer, de leurs proches et leurs aidant-es, de toutes celles qui en sont rescapées, de celles qui en seront atteintes demain, de celles qui en sont, malheureusement, décédées. Nous devons continuer la bataille : merci aux bénévoles du Rotary Club pour cette belle marche.
|
|
|
|
Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
|
|
|
|
|
|
|
|
|