Bonjour à toutes et tous,
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La bascule. Celle des couvre-feu, de la banalisation de l’article 16, des peines expéditives pour un paquet de lait infantile ramassé ou la possession de mortiers d’artifice, des parcours de manifestation modifiés en dernière minute, des interdictions de manifester, d’un pays tout entier qui craint sa jeunesse. Au Sénat, le sénateur de la Corrèze Pascal Coste affirmait la semaine passée : « L’État a une seule prérogative : celle d’abattre ceux qui veulent l’abattre« . Des mots glaçants, dangereux, inqualifiables en vérité ; mais qui ne seront condamnés par personne à droite ni au gouvernement.
La bascule. “Mes chers compatriotes, nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. Et donc tous ceux qui nous expliquent que l’urgence est d’aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, n’ont qu’un but : abîmer la République et voler le débat.” Ces mots du Chef de l’Etat, mettant tranquillement en cause le droit de manifester, tandis qu’il donnait pour consigne aux préfets d’interdire les manifestations organisées par des personnes qu’il juge “illégitimes”.
A l’initiative des Écologistes et co-porté avec tous les partis de la gauche (LFI, PS, PCF, L’Après, Debout et Génération.s.), nous avons déposé un référé-liberté (une procédure d’urgence qui permet d’obtenir des mesures rapides pour faire cesser une atteinte grave à une liberté fondamentale) devant le Conseil d’Etat vendredi dernier. Pour nous, cette décision portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale : la liberté de manifester. Cette consigne est aussi une rupture majeure avec la séparation des pouvoirs. Il ne revient pas au président de donner une telle instruction, ce n’est ni son rôle ni sa fonction constitutionnelle. Comme d’autres associations qui ont saisi le Conseil d’Etat jeudi dernier, nous demandions au juge administratif de suspendre immédiatement cette consigne. La liberté de manifester n’est pas une faveur accordée par le pouvoir, c’est un droit constitutionnel !
La bascule. Et l’horreur. « L’horreur raciste a frappé à Trappes. Au hasard mais pas par hasard. » Ce sont les mots qui introduisent le communiqué d’André Laignel et Jean-François Débat, membres de l’association des Maires de France, quand leur président dit « s’en foutre, [il] était pas né« (sic) du massacre des Algériens du 17 octobre 1961.
Pas par hasard, parce que la banalisation du racisme et de la haine, la normalisation des dégueulasseries balancées sur les habitant-es de toute une commune, notamment Trappes qui se voit régulièrement affublée par nombre d’élus d’extrême droite d’être la capitale du jihadisme, d’être en dehors de la République, et tous les je-m’en-fous du pays ont permis cela, ont autorisé quelqu’un à *tuer* pour « nettoyer » la ville du jihadisme et de l’islamisme dans une grande confusion savamment entretenue par l’extrême droite; et reprise par la droite et les macronistes. « Les premiers responsables, ce sont les factieux et les racailles qui ont amené ce pays dans cette situation. On a vu les images, on sait à qui on a affaire. Il y a d’un côté ce type de population là, il y a des délinquants et puis ensuite il y a une planification de l’insurrection portée par des groupuscules d’extrême gauche. » Ça, ce sont les propos de Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement suite au samedi 17 octobre. Pas par hasard.
Puisse Pengo Bossio Wangi reposer en paix, et ses proches reçevoir toute la force nécessaire pour affronter leur peine. Bon rétablissement aux blessé-es, à cette fillette qui souffre déjà de la haine du monde. Nous étions très nombreuses et nombreux ce lundi à Crest📍et partout en France pour afficher notre solidarité avec les victimes. Honte à tou-tes les irresponsables. Dans toutes ces bascules que traverse notre pays, merci au Maire de Trappes Ali Rabbeh et à tous ses habitant-es qui font preuve de la plus grande des dignités.
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Changement d’horaire : la soirée sur l’école rurale commencera à 19h30 !
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Comme je vous l’avais déjà annoncé, nous vous attendons nombreuses et nombreux à Soyans le 5 novembre pour parler avenir de nos écoles rurales !
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Un sujet (un peu) d’actualité ces temps-ci, entre mobilisations massives des lycéen-nes, finalisation de l’“expérimentation” sur la carte scolaire qu’on a vécu dans la Drôme, un budget pour 2027 consacrant la suppression de 1000 postes supplémentaires, et sur lequel vous me savez mobilisée depuis longtemps – pour défendre nos écoles rurales, ou proposer à Paris un moratoire sur les fermetures de classe. Nous en débattrons jeudi 5 novembre avec Philippe Meirieu, chercheur et professeur émérite en sciences de l’éducation, figure majeure de la pédagogie, Malorie Ferrand, docteure en histoire et professeure agrégée dans l’enseignement secondaire, spécialiste de l’histoire de l’école en milieu rural, Florimond Guimard, représentant syndical à la FSU SNUIPP, professeur des écoles et militant pour une école inclusive et solidaire, engagé dans la défense des droits des élèves et des familles, Aurélien Ferlay, maire de Moras-en-Valloire et Président de l’Association des maires ruraux de la Drôme; et un-e représentant-es des lycéen-nes !
⚠️Attention, nous avions annoncé que la soirée commençait à 18h30 mais finalement elle commencera à 19h30 ! ⚠️
L’entrée est libre et gratuite, mais le nombre de place étant limité, il est vivement conseillé de s’inscrire en remplissant ce formulaire :
👉 je m’inscris
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L’enquête de la semaine : Les chiffres édifiants du pouvoir d’achat dans la Drôme par l’UDAF
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L’article de la semaine : ICI Drôme Ardèche partage une carte des PFAS dans les œufs
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Un sujet essentiel en matière de protection de l’environnement et de santé publique : c’est pour cela que mon collègue écologiste Nicolas Thierry avait fait adopter l’an passé la « Loi de protection contre les PFAS » qu’il faudra encore améliorer demain bien évidemment, mais qui constitue une première étape bien nécessaire face à ces polluants quasi-indestructibles et s’accumulant partout, d’où l’impérieuse nécessité d’en interdire au plus vite l’usage.
À lire sur le site de ICI 👉CARTE – Polluants éternels : près de 60% des œufs analysés par ICI contiennent des PFAS, 25% dépassent les normes – ICI
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Le rappel de la semaine : vous aussi, contribuez au manifeste des Campagnes Vivantes !
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Le 2 octobre dernier, nous étions plus de 200 à la fête des campagnes vivantes à Saoû, dont 130 venu-es de toute la Drôme, à avoir participé aux ateliers thématiques.
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Ce n’était qu’un début, parce qu’ensemble nous avons décidé de construire un manifeste des campagnes vivantes, une sorte de grand livre blanc, dont chacun-e pourrait s’inspirer, que chacun-e porter pour défendre nos voix dans les campagnes, et dessiner un autre récit que chacun-e d’entre nous pourra porter, que je veux porter à l’échelle nationale car c’est mon mandat de députée que de porter et défendre au mieux vos voix.
Si cela vous intéresse d’y contribuer, vous êtes les bienvenu-es pour lire la base des contributions qui ont été faites le 2 octobre sur mon site internet (à lire ou écouter !), et apporter vos compléments, contributions et idées, d’ici le 15 novembre, sous ce lien !
Après le 15 novembre, nous synthétiserons, organiserons ces informations pour les transformer en manifeste. Celles et ceux d’entre vous qui souhaitent être associés à ce travail peuvent d’ores et déjà nous contacter par mail (à marie.pochon@assemblee-nationale.fr). J’ai très hâte de vous lire et de construire la suite ensemble avec vous 🙏!
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Mardi, après la réunion du groupe Écologiste et Social et une réunion d’équipe, j’assistais aux questions au gouvernement. En hémicycle, nous commencions ensuite l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale. J’ai d’ailleurs voté pour la motion de rejet préalable sur ce texte, parce que ce gouvernement nous a menti et ment toujours : Il avait promis d’augmenter le budget des hôpitaux, il ne l’a pas fait. Il avait renoncé à la hausse des franchises médicales, il est revenu en arrière en plein mois d’août. Avant même la présentation de ce PLFSS, le gouvernement avait diminué encore un peu plus les droits des assurés. Il avait organisé, en août, un transfert de 1,7 milliard d’euros des coûts de l’assurance maladie vers les assurés, baissé le plafond des indemnités journalières pour les accidents de travail et les maladies professionnelles, réduit à un an la durée maximale d’indemnisation pour les affections de longue durée non exonérantes. Ce nouveau PLFSS protège les rentes du privé lucratif, les bénéfices des multinationales et le patrimoine des milliardaires, mais s’attaque aux retraités, aux familles, aux malades, et appauvrit encore l’hôpital public, et reprend une mesure tout droit sortie du programme du RN en créant une condition d’un an de résidence pour que les étrangers extra-communautaires puissent accéder aux prestations familiales. Je défends au contraire un plan d’investissement pour les hôpitaux, des centres de santé publique, des moyens pour les facs de médecine à l’heure ou les besoins explosent, ainsi que la dé-financiarisation du secteur par la création d’un service public du médicament, et une vraie politique de santé publique et de santé environnementale. Nous portions aussi des amendements pour trouver 18 milliards de recettes supplémentaires. Rien de tout cela n’a été entendu par le gouvernement. La motion de rejet préalable n’a pas été votée mais mes collègues ont toutefois rejeté le PLFSS vendredi dernier, vidé de sa maigre substance par les bancs alliés du gouvernement eux-mêmes.
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Mercredi matin, je siégeais en commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, où j’ai voté pour la proposition de loi visant à un moratoire sur le canal Seine Nord. Puis j’ai passé le reste de la journée en commission des finances pour défendre mes amendements sur la mission Ecologie, sur laquelle j’ai fait adopter trois amendements : J’ai notamment obtenu 1 milliard d’euros pour construire une véritable politique publique de mobilité inclusive, solidaire et durable, c’est-à-dire des alternatives à la voiture individuelle à laquelle tout le monde n’a pas accès et encore moins avec ces prix à la pompe !
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J’ai aussi pu défendre l’amendement de ma collègue Sabrina Sebaihi, pour rétablir le Pass Rail, supprimé par le gouvernement alors qu’il s’agit d’un très bon outil pour permettre une plus grande égalité entre tous les jeunes dans leurs déplacements, quel que soit leur code postal. Nous proposons donc de rétablir le Pass Rail dès l’été 2027 ! Enfin, j’ai fait adopter un amendement pour rénover des voitures-couchettes des trains de nuit et ainsi éviter une discontinuité du service des trains de nuit, qui impacterait les territoires desservis. J’ai défendu de nombreux amendements, dont celui de ma collègue Sandrine Rousseau, visant à financer la création d’un refuge marin destiné à accueillir les cétacés actuellement captifs en France, qui n’a pas été adopté mais sur lequel Sea Sheperd a communiqué ici.
Bien évidemment, il n’est pas sûr que ce type d’amendements survive au 49.3 qui nous attend : je vous le partage cependant pour s’imaginer ce que pourrait être un budget alternatif, plus juste au niveau des prélèvements, plus juste au niveau de la dépense publique. Un budget qui aide et accompagne, un budget qui a à cœur la justice sociale et l’ambition écologique, plutôt que celui du Gouvernement qui va encore accroître les inégalités et la violence sociale. Un autre budget est possible ✌
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Une semaine dans la Drôme
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Jeudi, je visitais l’entreprise Happy Hours en Biovallée , à Eurre📍, avec Synabio, dans cette période d’examen budgétaire dans laquelle une fois de plus, je me bats pour le renforcement de la filière bio. Créée en 2017, cette PME drômoise compte aujourd’hui 17 salarié-es. Elle transforme artisanalement des fruits secs et des fruits à coque 100 % bio et propose plus de 50 recettes, fabriquées dans son atelier de la Biovallée. Avec Audrey Dangauthier, gérante, Gabriel Ragaigne, cofondateur et directeur, Victor Lacoste responsable commercial, et Mathilde Gsell, de Synabio, nous avons échangé sur les défis de la filière : fluctuation des prix des matières premières, conséquences du changement climatique, impact de l’inflation sur les habitudes de consommation et organisation des négociations commerciales avec la GMS qui représente un vrai défi pour les PME. Merci à toute l’équipe d’Happy Hours, merci à Synabio également, ainsi qu’à Claude Pieragostini, maire d’Eurre, pour sa présence !
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Je me rendais ensuite à Châteauneuf-sur-Isère 📍où se tenaient les journées nationales de la MSA. J’ai notamment pu assister à une table ronde “Restaurer la confiance et lutter contre le non-recours aux droits sociaux”, où les intervenantes sont revenues sur les taux de non-recours aux droits inquiétants, également auprès de la MSA : ⅓ des personnes qui pourraient bénéficier du RSA ne le demandent pas; et la moitié des personnes qui pourraient bénéficier de la prime d’activité n’y ont pas recours. La bonne question à se poser n’est alors pas “Pourquoi les gens ne demandent pas?”, mais “Qu’est ce qui fait que ces aides ne sont pas délivrées?”, allant jusqu’à se demander si ce résultat n’est pas un choix délibéré des autorités. Je ne peux ici que citer une des intervenantes qui racontait : “bien évidemment que si on permet à 100% des personnes concernées d’avoir accès à leurs droits, les départements par exemple en charge du RSA vont râler”.🥺
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Vendredi, je tenais ma permanence hebdomadaire décentralisée, à Chabeuil📍. À cette occasion j’ai eu de nombreux rendez-vous avec des citoyennes et citoyens, associations et syndicats. Tenir des permanences décentralisées dans toute la circonscription me paraît essentiel, pour me rendre au plus près de chacune et chacun d’entre vous, et que dans notre si grande circonscription, chacun-e puisse accéder à sa députée et lui faire remonter projets ou difficultés.
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Je retrouvais ensuite l’association Vivre à Chabeuil📍sur la colline qui a vu naître la cité, au pied des vestiges de la tour médiévale du château Gontard. J’ai découvert l’ancienne basse-cour, haute cour, et le fossé d’un château du XIIᵉ siècle, un site qui raconte les origines de Chabeuil, à la croisée du Rhône, de l’Isère, de la Véore et des contreforts du Vercors. Derrière ces pierres, ces sous-sols et ces reliefs, il y a des siècles de vie locale. Et grâce aux bénévoles de Vivre à Chabeuil, ce patrimoine continue de se transmettre.Préserver notre patrimoine, c’est aussi préserver ce qui fait l’identité de nos villages. Merci à elles et eux pour ces instants suspendus hors du temps !
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Enfin, je me rendais à la rencontre du comité de la Drôme de la Ligue contre le cancer Ligue contre le cancer à Valence📍 et de son antenne de Crest. Dans la Drôme, ce sont 60 bénévoles et les 4 salariés qui accompagnent, écoutent, soutiennent et aident chacun-e à traverser cette épreuve. Mieux informer, encourager le dépistage et agir sur les facteurs de risque : nous devons faire de la prévention une véritable priorité de santé publique. Chaque année, 400 000 personnes sont diagnostiquées pour un cancer et près de 40% d’entre elles pourraient être évitées. Ça tient à la volonté politique de faire de la prévention pour faire des économies sur le soin, qui ne sauve malheureusement pas tout le monde, malgré les évolutions positives de la recherche. Autant de lignes de fractures politiques dans notre assemblée, mais que La Ligue défendra pour l’élection présidentielle et que je soutiendrai bien évidemment 👉Notre pacte pour l’élection présidentielle de 2027 | Ligue contre le cancer Merci aux équipes et aux bénévoles de la Ligue contre le cancer pour leur accueil, leur engagement et leur humanité 🙏
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Au plaisir de vous (re)voir,
Votre députée,
Marie Pochon
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